PASSE COMPOSE

Liste des Bannalécois prisonniers de guerre 1940 – 1945

1 800 000 soldats français ont été capturés dans la débâcle de mai-juin 1940. 1 600 000 ont été emmenés en Allemagne. Ils sont encore près de 1 000 000 à rentrer en 1945 après cinq ans passés en terre ennemie.

Au cours de la campagne de France de 1940, le plus fort contingent a été fait prisonnier en Belgique, dans le nord de la France, dans les Vosges et en Alsace, c’est à dire là où les grandes armées ont été encerclées sans rémission par les manœuvres allemandes. L’on peut noter aussi que 16,71 % des prisonniers ont été pris avant le 31 mai 1940, 80,56 % en juin et 1,72 % en juillet. Evidemment la grande masse des prisonniers de guerre a été capturée après l’offensive du 10 mai 1940. 50 % ont été capturés dans l’intervalle entre la demande d’armistice du gouvernement Pétain (17 juin 1940) et l’entrée en vigueur de celui-ci (25 juin 1940). Enfin 5 % ont encore été capturés après l’entrée en vigueur de l’armistice. Toujours du point de vue des statistiques, 50,47 % des soldats français ont été capturés sans combat, 44,86 % après combat et 4,66 % sont indéterminés.

Une grande partie des prisonniers va, dans un premier temps, être internée dans des camps implantés sur la totalité du territoire français et appelés Frontstalags. Ils constituent le premier lieu de détention des soldats avant leur transfert outre-Rhin. En octobre 1940, ils sont au nombre de 57 au maximum. Il faut y ajouter des structures provisoires de rassemblement ou de transit (les Dulags).

Ces camps sont installés pour moitié dans des installations militaires existantes. Sont aussi réquisitionnés divers bâtiments civils, des lieux qui ne sont pas prévus pour cet usage. Les adaptations nécessaires transforment une partie de ces Frontstalags en vastes chantiers afin de fournir à tous un logement en dur, ce qui n’est pas le cas dans les premiers temps. Les Frontstalags ont tout d’abord hébergé des prisonniers de guerre de toutes origines, puis progressivement à la fin de l’année 1940 et au début de 1941, avec le départ des soldats français vers les camps allemands, ils n’abritent plus progressivement que des soldats d’outre-mer. 

En Bretagne, en juin 40, on dénombre 137 000 prisonniers de guerre :   près de 35 000 dans le Morbihan, environ 30 000 en Ille-et-Vilaine, autant pour le Finistère, 27 000 dans les Côtes-du-Nord et 15 000 en Loire-Inférieure.

Pour l’essentiel, les hommes sont faits prisonniers sur le front – certains dès 1939 – ou lors de la retraite de leur régiment. Pour les autres, la capture s’effectue à proximité de leur foyer. En effet, des milliers de soldats sont présents en Bretagne en juin 1940. Il s’agit de soldats repliés ou de territoriaux qui, plus âgés, sont demeurés sur place pour défendre les casernes, les ports et les côtes.

Tous ces hommes ne sont donc pas capturés au combat. Nombreux sont au contraire ceux qui se présentent spontanément auprès des autorités à la suite des communiqués allemands largement relayés dans la presse. Les hommes se rendent d’autant plus facilement qu’ils sont convaincus qu’ils seront démobilisés rapidement. Et lorsqu’ils sont placés dans les Front stalags, ils restent convaincus qu’ils retrouveront leur liberté lorsque l’armistice entrera en vigueur. Il n’en est rien.

En octobre 1940, la Bretagne compte 4 Frontstalags : 1à Rennes (camp 133), 1 à Saint-Brieuc (camp 134), 1 à Savenay (camp 232) et 1 à Quimper (camp 135).

Le fichier des prisonniers de guerre de l’armée française capturés par les forces de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale a été constitué dès 1940, à la suite des renseignements fournis par la Wehrmacht, dans le cadre de la convention de Genève de 1929 dont la France et l’Allemagne étaient signataires. Ces informations arrivent en France, après l’armistice, sous la forme de listes rédigées par l’administration des camps de prisonniers (Frontstalag, Stalag et Oflag) qu’elle a rassemblées dans 99 fascicules d’une soixantaine de pages chacun.

Le Centre National d’Information sur les Prisonniers de guerre a numérisé ces informations qui sont consultables en ligne sur le site gallica.bnf.fr

De son côté, le site Geneanet a reconstitué, à partir des mêmes informations, ce volumineux catalogue mais en offrant aux utilisateurs plusieurs points d’entrée (le nom, la commune, le département, etc.).

Enfin, les Archives Départementales du Finistère ont pu établir, à partir de documents sur lesquels elles travaillent, des listes de Prisonniers de guerre finistériens classés par commune.

Passé Composé a extrait de ces listes officielles (mais non exhaustives) les noms de 400 soldats d’origine bannalécoise qui ont été faits prisonniers en 1940 et les a inscrits dans le tableau ci-après où ils y sont simplement mentionnés par ordre alphabétique, nom puis prénom, suivis de la date de naissance, du grade et de l’unité et enfin le camp de détention. L’histoire de chacun des camps où ils ont été détenus figure plus bas.

Pour certains d’entre eux, des informations relatives à leurs dates de naissances ou à leurs parcours militaires font défaut ou peuvent comporter des erreurs dans les documents d’origine.

Il convient de souligner aussi qu’il est très difficile, voire impossible, à ce jour, de retracer le destin individuel de tous les prisonniers de guerre au cours de ces années. Les témoignages directs ne sont pas légion et les hommes en ont parlé très peu à leur entourage après leur retour, désireux qu’ils étaient de tourner la page. Les archives ne sont pas abondantes et les listes officielles des prisonniers français restent elles-mêmes très lacunaires.

Les recherches complémentaires de l’association et les archives que les familles bannalécoises concernées voudront bien porter à notre connaissance viendront compléter et corriger la présente liste.

ABCD-E-FGH-I-J-KLM-NPQ-R-ST

LETTRE A

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
André Corentin30/03/19081ère cl., 18ème R.A.D – 134 St-Brieuc
André Louis15/11/19082ème cl., 264ème R. I –
André Louis01/12/19122èmecl., 19ème R.I – St. IV B Mühlberg/Elbe
Andre Marcel02/05/19082ème cl., 18ème RAD –134 St-Brieuc
André René17/05/19132ème cl., 48ème R.L – St. IV B Mühlberg/Elbe
Andre Théophile06/04/191648ème  RI – St XVII A
André Yves31/08/1908brig.ch., 11ème R. A. C.
Apere Jean08/10/1901cap. 211 RR  – St IX A
Auffret Raymond30/07/1910serg. 22ème RA  – Ofl II D

LETTRE B

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Bacon Louis28/04/1900brig., 2ème Cl, – 135 Quimper
Balem Louis02/10/19072ème cl., C.O.A.H. n° 11 – 134 St- Brieuc
Barazier Raymond 61ème DAP – St II B
Barzic Yves13/06/19062ème cl GRP/F
Becam Yves24/03/19132ème cl., 19ème R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Benot Armand29/03/19112ème cl. 219è ABHR – St. IV B Mühlberg/Elbe
Benot Joseph10/04/19132ème cl, 125ème RI, St VIII C
Bernard François 2ème  Tr Auto ; 606ème Cie
Bernard Corenlin03/08/19002ème cl., 427ème R.I. – St. II A Neubrandenburg
Berthou Marcel14/02/19102ème cl. 265ème R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Berthou Mathurin05/12/19072ème cl., 232ème RI – 203 Mulsanne
Bernard René07/06/19072ème cl., 611ème R.P – 135 Quimper
Beuse René16/03/19192ème cl., 23ème R.I.C – 124 Troyes
Beuze Etienne24/09/19162ème cl., 65ème R.I. – St. VIII A  Görlitz
Beuze François20/09/19192ème cl., D 112 – 135 Quimper
Beuze Joseph26/02/19112ème cl., 62ème R.I – 135 Quimper
Beuze Pierre09/06/19162ème cl., 15ème G. – St II A Neubrandenburg
Beuze René 42ème RIC
Bigon Jean07/12/19102ème cl., 248ème R.l – 135 Quimper
Bihan Auguste Cap. 264ème RI
Bihan François04/04/19132ème cl., 211ème R.R. –
Boédec Henri06/07/19052ème cl., 218ème R.A. –  St II B Hammerstein
Boëdec Joseph29/04/1901serg.c., 437ème R.P – 150 St-Florentin
Boédec Louis29/07/18962ème cl., 112ème D.I – 134 St-Brieuc
Bouguennec Jean 2ème  cl 137 RI  – St XXI D
Bourhis Amédée31/05/19142ème cl., 48ème R.I. – Of. III A. Luckenwalde
Bourhis Henri03/01/1903Serg.2ème Cie. 43A• P. St. IV B – Mühlberg/Elbe
Bourhis Jean 16 octobre 1916 1ère cl., 165 R.I.F. – St. VII A.– Moosburg/Obb
Bourhis Joseph14/07/19132ème    cl., 41ème R.L – 135 Quimper
Bourhis Léon18/01/18972ème cl. 11ème Tr. – 135 Quimper
Bourhis Yves28/02/19112ème cl. 2ème R. dragons Allemagne
Bourriquen Joseph17/01/19112ème   cl. 235ᵉ R.A
Bourriquen Yves01/12/19172ème cl., 137ème R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Bramand Albert09/12/19062ème cl. 611ème R.P. – St. IV B. Mühlberg/Elb
Branquet Jean06/08/19132ème cl., 47ème R.L – 192 Laon
Branquet Corenlin28/09/19082ème cl., 11ème S. C. O. A –
Breton Jean24/02/19132ème cl., 62ème R.I – 204 Péronne
Bris Alain27/10/19092ème cl. 6ème G.A.- 135 Quimper.
Bris Ernest07/02/19132ème cl, St. IV B Mühlberg/Elb
Brun Jean 220è RAD – St II D
Buquen Louis13 mars 18972ème  cl ; 2ème Tr. Stalag VIII C

LETTRE C

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Cadic Marcel06/11/19162ème cl.,
Cadiou François31/01/19182ème cl., 117ème R.I. St. IX A – Ziegenhain
Canivet Joseph10/05/19011ère cl., 24ᵉ R.A. –St III A Luckenwalde
Canivet Julien30/01/18992ème cl., 11ème COMA
Capitaine Edouard09/06/190527ème cl., D 112 – 135 Quimper
Carer Yves10/06/19102ème cl., 318ème R.A.P. – St. II B
Carer Yves30/10/19112ème cl., 71ème    R.I. St. XIII A
Cariou Joseph16/09/19111ère  cl. 6c G. – 100 Hazebrouck
Cariou Louis18/05/19192ème cl. 32ème R.I. – St. XI B Fallingsbostel
Carnot Henri08/10/19092ème cl., 337ème R.I.-St. IV B Mühlberg/Elbe
Carnot Jean08/02/19072ème cl., 611ème R.P. St. IV B Mühlberg/Elbe
Carnot Louis27/06/19102ème cl. 337ᵉ R. I.
Carnot Yves15/01/19152ème cl 17è RI
Carrer Jean 2ème  cl 337 RI – St IV B
Carrère Corentin05/12/19102ème cl. 248 D.L. – 131 St-Lô
Caudan Félix05/10/1910248ème  RI  – St III A
Caudan Jean13/07/19032ème cl., 35ème R.A.D Allemagne
Caudan René06/06/19061ère cl., 101ème R. A. T.
Chalony Alain15/10/19042ème cl. DT 111 Drancy
Chalony Jean22/12/19182ème cl., 25ème R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Chalony René13/03/19182ème cl. 35- R.A – 135 Quimper
Charpentier Jean24/08/19072ème cl., 54ème RAD Frontstalag 201
Christien Corentin09/10/1910605ème  rgt de chars de combat Stalag VII-B
Coadic Louis 2ème cl 611ème RP – St II D
Coat Corentin 2ème  cl  5è Genie  – St IV B
Coat Ernest 2ème cl. 2ème tr.
Coatsaliou Ludovic28/03/19012ème cl., 11ème S.I.M. – 232 Savenay
Cochemec Jean06/07/19122ème cl. 56ème B.M.M. – 201 Alençon
Cochennec François23/05/19082ème cl., Dép 19ᵉ T.
Cochennec Louis07/04/1908cap., 337ème R.F. – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Cochennec Pierre26/10/19032ème cl., C.O – 135 Quimper
Coroller Chrislophe30/01/19102ème cl., 337ème R.I. – Of. II D. Gross-Born
Coudran Thomas24/06/19032ème cl., 485 R. Pionn
 Couliou Jean10/06/19102ème cl. 248ème R.I. – SL. IX B
Couliou Maurice26/08/19142ème cl., 65ème R.T – 135 Quimper
Cutullic Jean17/01/19122ème cl., D 112 – 135 Quimper
Cutullic Jean06/09/19012ème cl, 6ème G

LETTRES DE-F

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Dagorn Alexis18/05/19042ème cl., 338ème R.A.P. – St. XII E
Danielon Pierre28/08/19112ème cl, 62 RI ST IX A
Daviou Jacques08/10/1910cap., 62ème R.L – St IVB Mühlberg/Elbe
Derout Jean 2ème cl 6ème Génie
Derrien Albert25/04/19152ème – cl. 6ᵉ G. – St. IV B.- Mühlberg/Elbe
Derrien Alexis07/08/19162ème cl., 48ème R.I.  St. IX B
Derrien Corentin07/06/191268ème RI – St II D
Derrien Guillaume29 mai 1891lieutenant., 3ème Cie Parc
Derrien Jean04/01/19182ème cl., 6ème G. – 203 Mulsanne
Derrien Jean11/02/19042ème cl., 211ème RI.
Derrien Louis01/01/1919cap., 270ème R.L – 135 Quimper
Derrien Théophile14/05/1912brig. 264ème R.A. – St. VIII A.
Diamant Yvon 2ème cl, 19ème Tr.
Draouen René27/06/1907brig. 35ᵉ R.A.D. – 134 St-Brieuc
Dû Yves22/01/19141ʳᵉ cl. 210ème R.A. – 135 Quimper
Duigou Yves02/04/19112ème cl. 331ème R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Durand Louis25/12/19122ème cl., 64ème R. L
Fallec Louis Caporal 116ème RI
Faugoin René 2ème cl 35è RA – St XIII A
Filloche André 1ère cl. 337ème RI, – St. IV B Mühlberg/Elbe
Fromentin Jérôme12/04/1902cap. -c, 51ème R.A. ST II B Hammerstein
Fur Roger16/11/19132ème cl RP – St II B
Furic Henri13/04/1903cap., 611ème   R.P. – St. VI H Arnoldsweiler/Düren

LETTRE G

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Gall Jean21/05/1914adj., 137ème R.I. – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Gallo Jean-Louis07/01/1907211 e RR Allemagne
Ganivet Joseph30/05/19011ère cl., 241ème R.A. – ST III A.
Gaonach René19/10/19182ème cl., 106 R.I – St. XVII A
Gerbet Alain26/11/19072ème cl. 10ème Génie Frontstalag 124 Troyes
Gilles Félix30/10/19122ème cl., 62ème R.G. – St. IX B
Gilles Mathurin28/06/190218e régiment d’artillerie Allemagne
Goapper Edouard27/03/1905117ème RI – St XVII A
Goapper Louis21/01/19082ème cl. 6ᵉ G. – Frontstalag120 Mirecourt
Goapper Théophile08/08/19142ème cl  97 è RA Frontstalag 201 Alençon
Goc Mathieu21/07/1910337è RI, St II B
Gorvan Gabriel03/11/19102ème cl., 18ème R.A.D – 134 St-Brieuc
Gouiffer Maurice8ème GR
Gouiffes Georges28/12/1907m. d. 1. 11ᵉ R.A.C. Allemagne
Gouiffes Maurice16/11/19122ème cl 8ème chasseur Frontstalag 150 Auxerre
Goulet Ernest27/04/19092ème cl 6ème G Frontstalag 203 Le Mans
Gourlet Louis15/04/19012ème cl. 6ᵉ G. Allemagne
Gourlet Sylvain15/10/19112ème cl, 248 RI – ST II B
Grevellec Pierre12/03/19031ère cl, dépôt 118 Frontstalag 170 Compiègne
Guennegues Alain16/10/1912Serg. 118ème  RI  Allemagne
Guernalec Alain 2ème  cl  218ème  RAL – St IV B
Guernec Jules04/02/1911brig. -c. 233ème R.A.N.A.- 135 Quimper
Guevel Christophe19/09/19072ème cl., 146ème R.A.D
Guevel Lucien22/04/19151ʳᵉ cl. 164ᵉ R.I. –
Guevel Pierre27/10/1904St. IV B Mühlberg/Elbe
Guiffant François 2ème cl  11ème TH
Guiffant Isidore05/03/19042ème cl., 438ème R.P. St. IX A – Ziegenhain
Guiffant Jean 2ème  cl, 264è RI
Guiffes Louis06/10/1909matelot-   135 Quimper
Guilhou Michel17/12/19032ème cl. 11ᵉ Tr. –
Guillemin Louis27/11/19122ème cl., 64ème R. I. –
Guillerm Pierre02/12/19022ème  cl 211 RR  Front stalag 152 Pithiviers
Guillon Joseph12/02/19136ème R. Sapeurs 1ère Cie  – St IX A
Guillou Alain28/05/1917Quartier maître Marine nationale, Allemagne
Guillou Félix06/02/19132ème cl., ,118ème R.I – 135 Quimper
Guillou François29 juin19022ème cl., 14ème R.A.D – Frontstalag 204 Péronne
Guillou François01/04/19073ème cl.G 1ème RP.P. – St. IV B
Mühlberg/Elbe
Guillou Joseph06/09/18972ème cl., G.A.C.A.H – Frontstalag 204 Péronne
Guillou Julien 211ème  RI
Guillou Louis02/02/19012ème  cl. 119ᵉ R.I. – Frontstalag 240 Verdun
Guillou Louis23/07/19022ème  cl. D. – Frontstalag 133 Rennes
Guillou Michel 2ème  cl 11ème TH
Guillou Yves13/11/19122ème cl, D5 – ST XVII A
Guillou Yves16/03/19092ème cl, 64ème RI
Gurnalec François31 octobre 19042ème  cl. 146ᵉ R A. – St. II B Hammerstein
Gurnalec Pierre05/07/19082ème  cl., 83ème R.T. – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Guyader François05/12/18962ème  cl., 11* C.O.M.À

LETTRES H-I-JK

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Haour François02/06/19082ème d, 232ème R.L   204 Péronne
Harnay Louis24/05/19142ème cl. 52è B.M.C. – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Harnay Yves07/01/19162ème cl., 2ème R.C – 134 St-Brieuc
Hélias Alexandre07/03/19012ème cl. 314ᵉ R.A. – 190 Charleville
Hélias Jean26/09/19112ème cl., 11ème R.A.C.
Hélias René05/10/19172ème cl., 5ème R. I.
Hemon Hervé07/10/19182ème  cl. 117ème R.I. – St. II B Hammerstein
Hemon Joseph26/02/19142ème cl. 15ème B.Ch. – 125 Melun
Hemon Louis25/09/19172ème cl. D. 112. – 135 Quimper
Hemon Samuel 2ème cl. 3ème RR, 9ème Cie
Hemon Yves12/03/19042ème cl. 437ème RP. – 135 Quimper
Hénaff Jean14/02/1919cap. 23ème R.L – St. II A Neubrandenburg
Henion Louis25/09/19172ème cl., D
Herbiquet Joseph 2ème cl 40 Cie des camps
Hernay Corentin17/11/19112ème cl 611ème RP P – St VI H
Heroulas Yves 137 RI  6  St I B
Hervé Louis27/06/19002ème cl. 11ème  D. A  Allemagne
Hervé Yves24/01/19012ème cl. 1er C.T.M. – 135 Quimper
Hervet François05/05/19072ème ch, 11ème R.A.C
Hervet Joseph1/07/19042ème  cl., Dép. 111
Hervet Louis02/06/1910cap., 62ème R.I. – St. II D. Stargard
Hervet René16/03/1911Ecole St Cyr
Hingant Louis02/03/19042ème cl D 111 Allemagne
Jaffré Alexandre24/11/19042ème   cl., 611ème R.P. – St. VI H Arnoldsweiler/Düren
Jambou Charles17/12/19092ème cl. 22ème C.O.A. – 211 Metz
Jambou François12/04/19092ème cl., 18ème R.A. – ST VII A Moosburg.
Jambou René26/08/19132ème cl., 35ème R.I. – St. XVII B Gneixendorf
Jambou Robert06/07/19072è cl., 51è R.A.D, – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Jaouen Christophe8/05/18982ème cl., D 11 – 135 Quimper
Jegou Corentin26/12/19012ème  cl. C.T.M. – 134 St Brieuc
Jegou François08/05/19972ème  cl. D. 112. – 135 Quimper
Jégou Henri23/06/19151ère cl., 5ème BC
Jossic François22/10/19142ème  cl., 2ème R.I.C. – St. II A Neubrandenburg
Kerhervé Jean23/06/18992ème  cl. 6ᵉ G. – 121 Epinal
Kerbiquet Joseph27/03/19122ème  cl. 40ᵉ C. C.
Kerherve Pierre26/11/19092ème   cl, 391ème  RA – St. II B Hammerstein
Kerherve René15/07/19022ème cl., 436ème R.P – 135 Quimper
Kersulec François13/04/19092ème  cl., 110ème  R.A.C.
Kervéan René17/05/1903serg.-c, 5ème  R.I.CM.S 
Kervean Robert21/12/1909cap., 481ème   R-.P. – St. IVB Mühlberg/Elbe
Kervean Robert24/08/19192ème  cl. D.I. 112.- 135 Quimper
Kervéan Joseph03/06/19072ème  cl., 111ᵉ R.A. –   St. III B Fürstenberg/O.

LETTRE L

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Lancien Louis03/02/19092ème  cl, 441ème RP
Lancien Pierre 2ème  cl 264è AR – St XVII A
Lancien Yves1/09/19122ème  cl., 8ème  G.R   – 150 St-Florentin
Landrein Jean26/05/1909matelot., 2ème Dép. Brest
Landrein Joseph17/05/19102ème  cl., 404ème  D.CA – 180 Amboise
Landrein Joseph22/03/19032ème  cl., 111ème B.B
Landrein Yves05/03/19062ᵉ. cl. GoG° R.P.- St. II B Hammerstein
Lanoix Luc 1ère  cl 2è RA
Laonet Jean23/01/1913serg., 211ème  R. R.
Laonet Marcel17/08/19092ème  cl., Dép 112 – 135 Quimper
Laonet René 2è cl 317 RI
Laurent Jean17/01/19142ème  cl., 48ème  R.I. St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Le Bec Louis20 mars 18992ème cl. 211ème RI Frontstalag 152 Pithiviers
Le Bec Paul02/12/1902 2ème  cl., P.E.M. – 232 Savenay
Le Berre François8/01/1906 2ème  cl. 622ᵉ R. Pion.
Le Bihan Henri02/06/19112ème  cl Allemagne
Le Bourhis Joseph05/09/191215ème  cl. 35ème  R.A.D., – 134 St-Brieuc
Le Branquet Edmond 1ère Cat, 20ème RANA
Le Bras Anatole21/05/19142ème  cl., 8° G  – 135 Quimper
Le Corre Louis1/07/19202ème cl 19ème Tr. –St IV B
Le Derout Alexandre26/04/19202ème  cl., D 112 – 135 Quimper
Le Derout Jean13/09/19002ème cl., 6ème  G – 203 Mulsanne
Le Doeuff Pierre13 avril 18941ère  cf. 4ᵉ Trav  – 135 Quimper
Le Doeuff Pierre10/07/19092ème cl  337 RI – St IV B
Le Foll François17/09/19052ᵉ cl. 391ᵉ R.A.  St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Le Foll Jacques31/03/1908serg.rc, /17′ R.I. –  St XI A
Le Gall Alain04/05/19032ème  cl. 437ᵉ R.P. – 150 St-Florentin
Le Gall Ernest07/01/19102ème  cl., 337″ R.L –  Of  II D Gross-Born
Le Gall François03/05/19052ème cl. 137e R.I. – St. XVII B Gneixendorf
Le Gall Louis02/11/19062ème  cl., 265* R.L  – St. XIII A Sulzbach
Le Gall Louis03/04/19062ème  cl. 606 R.P.
Le Gall Louis23/01/19092ème  cl., 8″ R.A.R.T. – St. IA Neubrandenburgr
Le Gall Pierre06/08/19082ème  cl., 166* R.L –  S t. IX B Wegscheide/Bad Orb
Le Gall Rene09/04/19122ème  cl 62 RI  – St II D
Le Gall Yves11/05/19092ème  cl., 211′ R.R  – 135 Quimper
Le Gall Yves20/02/18972e cl. 11ᵉ C. O. A.
Le Goan Joseph30/03/1912cap.-c, 23′ R.T.C. – St. XI A
Le Goff 44ème Tr. Hippo, 112ème Cie
Le Goff 22ème BOA
Le Goff René24/01/1918serg., 137° R.L St. XVII A Kaisersteinbruch
Le Masson Guillaume24/04/19122ème  cl., 45″ B.C.C
Le Meur Yves15/05/1908brig.-ch., 207′ R.A.L.D.
Le Meur Yves03/07/19011ère  cl., 19ème  Tr – St. IV B. Mühlberg/Elbe
Le Naour René04/12/190837ème  R.P.E. ST II B
Le Noc Louis09/04/19112ème cl 264 RA – St XVII A
Le Noc Pierre24/10/19132ème  cl. 84ème Art. 124 Troyes
Le Noc René12/04/19142ème  cl. 32ᵉ R.A.D. 10ᵉ B.D.A.C.
Le Nours Yves 2ème cl., 22è Tr.Hippo, 73 Cie
Le Prat René29/06/19142ème  cl., 51ᵉ.G.R.D.I.  St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Le Quere Joseph10/11/19051ère  Cl 11ème Tr. – St IV B
Le Quere Yves05/01/19202ème  cl., 509ème  D  – 135 Quimper
Le Reste Joseph13/03/1912brig. 318ᵉ R.A.P.
Le Roi André29/08/19172ème  cl., 6′ G – 151 Montargis
Le Roi Louis06/05/19072° cl., 11° R. A. L. C.
Le Roy André03/06/19162ème  cl., 2° R. I.
Le Scoul Pierre11/12/19061ère  cl  218 RAL  – St IV B
Le Senechal Fernand24/12/1906Adj.-C DI III Allemagne
Le Sevennet Joseph 2ème cl 24ème  Tr
Le Ster Yves14/02/19102ème  cl. 23ème  R.I.C.
Le Tallec Jean M.O 2ème génie, Cie 54/2
Le Tallec Jean05/10/19102ème  cl. 337ᵉ R.I.- St. IV B Mühlberg/Elbe
Le Toupin Pierre04/07/1900brig., C.T.M. – 134 St-Brieuc
Le Troadec Jean 2ème  cl 265è RI – St IV B
Ledant François 2ème  cl 337 RI – St IV B
Leonce Charles05/02/1913Brig.  2ème RA – St II B
Ligeour Félix06/08/19102ème  cl., 64° R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Ligeour Louis24/02/19053ème  cl., 370′ R.A. – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Ligeour Louis04/12/19132ème  cl., 2ᵉ cl. 24ᵉ R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Lijour Alain23/08/19012ème cl  37ème  RDA Allemagne
Lijour Joseph18/02/19062ème  cl., 606e R.P.    St. XVII A Kaisersteinbruch
Lijour Yves 11ème RAC
Louarn Louis26/08/19982ème  cl., 14′ C, T
Lucas Guillaume22/11/19142ème  cl., 137° R.I. ST II D Stargard

LETTRES M-N

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Mace Guillaume14 avril 18982ème  cl 11è DA Allemagne
Mahé Michel31/10/19072ème  cl 19 dr  – 135 Quimper
Mahé Yves31/10/19112ème cl. 235ᵉ R.A., St. IV B Mühlberg/Elbe
Mao René23/06/19041ère  cl., D.C 11. – 135 Quimper
Marc Marcel25/03/19192ème cl 337è RI – St VIII C
Martin Jean15/10/1909serg. 2ᵉ R.I. – St. IV B Mühlberg/Elbe
Massé François02/11/19042ème  cl., 146ᵉ R.A   ST IX B Wegscheide/Bad Orb
Masse Jérôme20/07/1906cap. 606ᵉ R.P.
Maurice Jérôme17/10/19042ème  cl., 11ème  R. A, C,
Maurice Pierre06/02/19012ème cl inf. Allemagne
May Pierre10/04/19122ème  cl. 32ᵉ R.A.D – 192 Laon
Mentec Jean05/09/19041ère   cl, 437°    – 172 Doullens
Merrien Marcel 2ème  cl  100ème RI
Meur Laurent29/08/19142ème cl., 137° R.I. St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Michelet Jean18/06/19002ᵉ cl. 119: B. Aér. – 135 Quimper
Moigne Louis 2ème  cl  116 RI – St VIII C
Monchicourt Jean-Bap24/03/1901serg,, 48G« R.P.C
Morlec Charles10/03/19042ᵉ cl. G22ᵉ R. P. C.
Morvan François Serg. C.  19è RI 3è Cie – St IV B
Morvan Jean 611P – St VI H
Morvan Henri22/03/19122ème  cl., 62′ R.I, St. IV B Mühlberg/Elbe
Moulin Pierre02/01/1906adj.-c, 8′ R.L St. III A Luckenwalde
Nabat François28/11/1911brig.-ch., 110 R.Ç.A.L.H
Naour François 2ème cl 232ème RI
Naour Yvon1/08/19182ᵉ cl. 5ᵉ B. C.
Navellou Louis12/12/19142ᵉ cl. 1ᵉʳ C.C. – 134 St-Brieuc
Nervez Albert1/01/19181ère  cl. Marine – 135 Quimper
Nerzic Joseph02/07/19031ère  cl, 2° Chass –   135 Quimper
Nerzic Louis23/09/19141ère  cl. 11ᵉ R.A.C. – 160 Lunéville
Nerzic René03/11/19182ème  cl., 24′ R.T. St IV A. Elsterhorst
Nicolas Alain13/10/19092ème  cl. 264ᵉ R.I – 111 Drancy
Nicolas Ernest18/10/19052ème   cl. 112ᵉ R.R.
Nicolas Germain05/08/19182ème cl, 91ème RAD Allemagne
Nicolas Henry21/01/19081ère cL. 109ᵉ R.A.L. 161 Nancy
Nicolas Jean11/03/19032ème  cl., 6° G – 203 Mulsanne
Nicolas Yves29/10/19041ère  cl., 11′ C.O.A.H – 134 St-Brieuc
Nivinou Louis13/03/1913sec.-maît., Aviat. Mar
Nihouarn Yves11/04/19082ème cl. 146ème RHL  124 Troyes
Noc François Serg. 117 RI – ST XVII A
Norvez Albert01/01/19181ʳᵉ cl. Marine. – 135 Quimper
Norvez Louis24/12/ 18952ème cl, 11ème DA

LETTRE P

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Palut Guy04/01/19192ᵉ cl. 17ᵉ È. P. C
Paugame Jean05/07/19072ème cl DI 211 Allemagne
Pensée Jean-Marie10/09/19052ème  cl., 11 R.P.  – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Perez René12/08/19062ème  cl., 11e Tr – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Peron François13/12/19132ᵉ cl. 5ᵉ G  150 St Florentin et Auxerre
Péron Henri09/05/19072′ cl, H.V 33  – 135 Quimper
Péron Jean18/11/19192ème cl, 5ème G.
Péron Joseph12/01/19142ème cl, 41° R.L – 135 Quimper
Péron Joseph30/12/19032ème  cl., 53 R.A.D. St XI B
Peron Joseph30/12/19022″,cl., 51ème  R.A.D. St. XI A
Peron Louis17/07/19062ème cl 106ème  pion.
Péron René05/09/19132e cl., 48° R.I.  – St. IV B Mühlberg/Elbe
Péron Louis11/01/19062* cl., 436 è RP Allemagne
Person Yves 2ème  cl
Petit Nicolas20/12/18992ème  cl, 12 Trav – 134 St-Brieuc
Petit René18/01/19022ème  cl., 611′ R.P. St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Picard Yves12/09/19112ème  cl., 116 R.I. – St IV B Mühlberg/Elbe
Pichon Léopold29/06/1919cap.-c, 10è B.I.F. / St. IX B Wegscheide Bad Orb
Pierrard René20/02/19142ème  cl. 173è RA   – St II A
Pocher Philibert13/06/1914brig. 103è RIL Allemagne
Porodo Jean28/02/1900cap. 11ᵉ C. O. A Allemagne
Potier Henri10/09/1908s.-lieu. 151ᵉ R.A.F.
Poupon Alexandre20/09/19152ème  cl., 291è R.L St. VII A Moosburg/Obb.
Poupon François 2ème cl 8ème Génie
Prat Alain07/03/19202ème  cl., 112° D ST VIII A
Prat Emmanuel09/12/19152ème  cl., 24 R.L  – 135 Quimper
Prat Ernest19/01/19072ᵉ.cl. D.C. 11. – 135 Quimper
Prat Félix20/11/1916cap., 48° R.I. St. IV B. Mühlberg/Elbe
Prat René15/04/19152ème  cl, 19ème G. R. D. I
Prat Yves08/12/1911cap., 4° Tr    St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Provost Guillaume08/09/19002ème cl, DC 118 – 134 St-Brieuc
Provost Jean18/05/19122è cl Allemagne
Pustoch Charles10/06/19042ème cl, 265ème RI Allemagne
Pustoch Jean20/03/19132ᵉ cl. G2ᵉ R.I St. IV B Mühlberg/Elbe
Pytavie Paul29/05/20091ère  cl. 6è Col. M. St. II D

LETTRES Q-R-S

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Quenec Jean 2ème cl 137 è RI  – St XVII A
Radallec Jean 1ère  cl 35è RA – St XVII A
Rannou Christophe25/11/19032ème cl  53ème RR Allemagne
Rannou Pierre10/08/18952ème  cl., 11′ D. A.
Raoul Jean-Marie27/01/20162ème  cl., 4* H
Riou Alain30/09/20122ème cl., 64° R.I. St. VI H
Robin François22/10/20102ᵉ cl. 248ᵉ R.I. St. IV B
Robin Yves14/12/19102ème cl. 2ème RIP Allemagne
Rolland Jean 2ème Cl 337 RI – St II B
Ropers Guillaume19/12/1903m. 3, 5ie R.A. – St. III A  Luckenwalde
Ropers Louis06/07/19062ème  cl., 11′ G.
Rouat Louis11/11/19061ère  cl., 5′ C.R.P.F. –  St. VI F Bocholt
Saint-Péron Louis17/09/19102ᵉ cl. 93ᵉ R.I.
Salaun Louis28/03/19072ème cl, 611ᵉ R.P. – St. XII E
Salaun Yves22/12/19122ème  cl., 62° RI St. II B Hammerstein
Sayec Marcel15/02/19082ᵉ cl. 18ᵉ R.A – St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Scaviner Antoine24/10/19052ème cl 11è Tr. Allemagne
Scoazec Jean-Marie26/01/19132ème cl., 35° R.A. St IV B
Sebillet Pierre19/02/19022ème cl St II D Stargard
Seveon Yves29/03/19051ère   cl. , 6è R, Pion.- 210 Strasbourg
Sinquin Etienne19/03/19151er D/EM 104 – St XIII A
Sinquin François 1ere cl 438 pion. –St II A
Sinquin Jean23/05/19091ère  cl. 329ᵉ R.I.
Sinquin Jérémie25/01/19042ème  cl., 437′ B.P. St. VI B
Sinquin Joseph7 juin 1898cap. 12ᵉ Trav. –135 Quimper
Stanquic Louis04/04/19122ème cl, 64ème RI, 3ème Cie – 132 Laval

LETTRE T

Nom PrénomDate de naissanceInformations militaires
Taéron François04/12/1901Matelot, Marine Post G
Taeron Joseph2/11/18992ème  cl 404 RA – 135 Quimper
Tabardon René 2ème  cl 298è RI – St XXI D
Talabardon Yves11/01/19072è CL  295 ème RI – St XXI A
Tallec Ernest28/02/19112ème  cl., 337° R.L St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Tallec François20/04/19062ème classe 6è genie – 210 Strasbourg
Tallec Louis02/12/1912caporal, 116° R.T. St. IV B Mühlberg/Elbe
Tallec Yves09/02/19012ème  cl., 137è R.I. St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Tanguy Guillaume17/11/19032ᵉ cl. 1ᵉʳ R.A.C. St. XVII A Kaisersteinbruch
Tanguy Charles27/08/19122ème  cl., 62° R.I. St. II B Hammerstein
Tanguy Jacques14/02/19092ᵉ cl. 265ᵉ R.I. St. IX B Wegscheide/Bad Orb
Tanguy Pierre28/10/19174ème Huss.
Tanguy René13/10/19102ème  cl, 248 R   133 Rennes
Terrier Yves 2ème cl.  DI 112  – 135 Quimper
Thaeron Pierre10/03/19062ème  cl  211è RR Allemagne
Thiec Yves12/04/1901brig. brig. 146ᵉ R.A 124 Troyes
Toequiec Yves 1ère cl. 211ème RR, 29ème Cie
Toulgoat Louis25/02/19162ᵉ cl. 25ᵉ R.I.
Tregoires Jacques17/08/19002ème cl 212ème RRI  1ère Cie 152 Pithiviers
Tregoures Baptiste13/09/19022ᵉ cl. 2ᵉ R.I.C. – 135 Quimper
Treguier Etienne14/12/19192ème cl 2ème cav 11ème drag St VIII C
Treguier Pierre11/12/19082ème  cl 606ème  RP Allemagne
Tressard Charles 2ème   cl 337 RI – St IV B
Trolez Yves 2ème cl  117è RI
Troodee Herve 2ème  cl 11ème RAC
Tudal Louis Allemagne

Annexe Histoire des camps

Il est important de rappeler ici les termes allemands employés pour désigner les camps de prisonniers de guerre.
Le plus fréquent est le mot Stalag, raccourci de Stammlager, qui peut se traduire par camp ordinaire. Ce camp était destiné à recevoir les soldats et les sous-officiers.
Les officiers étaient internés dans des Offizierlager ou Oflag.
Les stalags et les oflags étaient tous situés en Allemagne (y compris l’Autriche et les territoires polonais annexés) et portaient le numéro, en chiffres romains, du district militaire dans lequel ils étaient localisés, suivi d’une lettre majuscule (ex. Stalag IVB). Connaissant le numéro de Stalag d’un prisonnier, il est donc possible de savoir dans quelle région d’Allemagne il se trouvait. À partir des Stalag, les hommes étaient répartis en kommandos qui n’étaient autres que des unités de travail dispersées, là où étaient les besoins, à proximité des Stalag.
Enfin il existait aussi des Frontlager. Ceux-là se trouvaient sur le territoire français et servirent au transit des soldats prisonniers avant leur passage en Allemagne. Ils étaient identifiés par des nombres de trois chiffres supérieurs à 100 (ex. Frontstalag 135 à Quimper).

Stalag = pour Stammlager, camps pour les hommes du rang
Oflag = pour Offizierlager, camps pour les officiers
Heilag = pour Heimkehrerlager, camps de rapatriement
Dulag = pour Durchgangslager, camps de transition
Frontstalag = sont des camps situés en territoire français

Frontstalag 100 Hazebrouck

La Wehrmacht créa le Frontstalag 100 le 20 juillet 1940. Ce camp, d’existence éphémère, servit à accueillir les nombreux prisonniers capturés en France et en Belgique en mai et juin 1940 avant leur déportation vers l’Allemagne. La Wehrmacht le démantela le 18 mars 1941.

Frontstalag 111 – Drancy

En 1939, un ensemble H.L.M. (une immense cité de béton) était en cours de construction à Drancy (proche de deux gares, Bobigny et le Bourget). Edifié en forme de U, il présentait en son centre une vaste cour de 200 m de long sur 40 m de large. Dès le 22 juillet 1940, les Allemands l’utiliseront comme Front-Stalag destiné au rassemblement provisoire de prisonniers de guerre. Le Front-Stalag ainsi créé (le n° 111) dans la IIe Région Militaire allemande sera placé sous la dépendance des autorités militaires de la région parisienne.

Il regroupera d’abord des prisonniers de guerre français, notamment des alsaciens.  Ces prisonniers ne feront qu’un court séjour à Drancy avant leur transfert en Allemagne ou leur libération. Fin 1940, des civils yougoslaves et grecs séjourneront à Drancy avant de laisser la place à des Britanniques. En effet, en application d’une ordonnance allemande du 22 septembre 1940, suivie d’un décret du 16 novembre, l’arrestation et l’internement à Drancy de tous les civils britanniques de la zone occupée seront effectifs. Dans le courant de décembre 1940, environ 500 civils britanniques y seront internés, suivis de 400 autres en août 1941. Le 22 août 1941, 893 internés britanniques seront alors transférés à la Grande Caserne de St-Denis.

Dès le printemps 1941, les nazis avaient envisagé de créer à Drancy un camp de rassemblement des Juifs de la zone occupée. Ce sera chose faite le 20 août 1941 lorsque le Service IV D de la Gestapo ouvrira le camp de transit de sinistre mémoire, placé sous administration française jusqu’en juillet 1943, et qui ne fermera ses portes que le 17 août 1944, soit quelques jours seulement avant la libération de PARIS. Majoritairement immigrés, 70 000 Juifs passeront par Drancy. 67 000 d’entre eux seront déportés vers les camps de la mort d’où 2 000 à peine reviendront.

Frontstalag 120 Mirecourt

Les Allemands créèrent le Frontstalag 120 le 19 juillet 1940. Le camp était situé à Mirecourt, petite ville des Vosges, non loin d’Épinal. Les prisonniers travaillaient probablement à l’aéroport d’Épinal, situé sur un terrain appartenant à la commune de Mirecourt, et dans des commandos de travail sur les exploitations agricoles des environs. Les Allemands semblent avoir dissous le camp après le transfert de la plupart des prisonniers français métropolitains en Allemagne. Certains commandos de travail du camp restèrent cependant dans la région et furent intégrés au Frontstalag 121 à Epinal.

Frontstalag 121 à Epinal

La Wehrmacht créa le Frontstalag 121 le 19 juillet 1940 et le démantela le 10 novembre 1941.

Les Allemands installèrent ce camp dans la caserne du 22e régiment d’infanterie algérien français et sur deux autres sites dans la ville d’Épinal. Le camp comprenait également une section à Cambrai ayant fonctionné comme camp annexe (Zweiglager) jusqu’en décembre 1940. Ce camp intégra des commandos de travail du Frontstalag 120 de Mirecourt, quand celui-ci fut fermé par la Wehrmacht. Le site avait servi de camp de transit durant l’été 1940 et était devenu extrêmement surpeuplé, accueillant jusqu’à 40 000 prisonniers (quatre fois la capacité maximale autorisée). La majorité des prisonniers étaient originaires de France métropolitaine, mais le camp abritait également un nombre important de prisonniers musulmans, probablement originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest.

L’armée allemande ferma le Frontstalag 121 pour des raisons administratives, mais le camp principal d’Épinal et les commandos de travail environnants continuèrent d’opérer sous l’autorité du Frontstalag 141 à Vesoul. Un nombre important de prisonniers dormaient dans le camp principal d’Épinal.

Les prisonniers étaient affectés à des travaux publics ou à des entreprises locales. La majorité de ceux recensés sous le nom de Frontstalag 121 appartenaient cependant à des commandos stationnés dans les villages et les forêts avoisinants. Nombre d’entre eux travaillaient dans l’agriculture durant la saison chaude et dans la sylviculture en hiver. Certains commandos effectuaient des travaux d’utilité publique, comme la réparation des routes et des ponts. Compte tenu de la forte présence de l’organisation allemande Ostland (Ostdeutsche Landbewirtschaftungsgesellschaft) dans le nord-est de la France, plusieurs commandos de travail furent affectés à des fermes abandonnées, où ils travaillaient sous l’autorité de responsables d’Ostland (chargés de gérer les forêts et les terres agricoles polonaises confisquées par les Allemands et de les transférer à des propriétaires allemands). Par l’intermédiaire du Commandant militaire en France (Militärbefehlshaber Frankreich), l’Ostland jouait également un rôle dans la gestion des exploitations forestières et agricoles du nord et de l’est de la France.

Le 27 mars 1941, le camp principal était surpeuplé. Le Frontstalag comptait au total 8 437 prisonniers : 7 451 « indigènes » et 986 Français. La majorité (5 237) vivait dans le camp principal, tandis que les 3 200 prisonniers restants appartenaient à des commandos de travail.

En mai 1941, le camp principal était beaucoup moins encombré car un plus grand nombre de prisonniers avaient été envoyés travailler comme commandos dans les villages environnants.

Frontstalag 124 à Troyes

Le Frontstalag 124 est créé à Troyes au début de l’occupation pour rassembler les prisonniers de guerre et les transférer en Allemagne. L’effectif s’éleva jusqu’à 200 000 hommes environ.

Des camps avaient été installés au centre pénitentiaire des Hauts clos, à Troyes, à la « Laborieuse » (société d’alimentation) à Saint-Julien-Les-Villas (ancienne teinturerie « La Nouvelle » et au camp des tanks à Pont Sainte Marie, dit Camp du Moulinet. Une annexe sera ouverte à Châtre.

Le Frontstalag 124 a quitté l’Aube en février 1941 pour se rendre à Cravant et Joigny dans l’Yonne avant son départ final pour les stalags allemands. Il fut dissous en novembre 1941.

Frontstalag 125 Melun

La Wehrmacht a établi le Frontstalag 125 le 19 juillet 1940 et l’a désactivé le 16 mars 1941.

Le Frontstalag 125 n’a existé que quelques mois à Melun, au sud-est de Paris. Il a servi de camp de transit pour les prisonniers de guerre de juillet à décembre 1940.

Frontstalag 131 à Saint-Lo – Caserne Bellevue

La Wehrmacht créa le Frontstalag 131 le 20 juillet 1940, au sein du district de défense (Wehrkreis) IV. D’août 1940 à mars 1941, le camp était situé à Saint-Lô.

Le Frontstalag 131 détenait des prisonniers de guerre français. Un sous-camp abritant 1 500 prisonniers français était installé dans une usine de pyrotechnie à Cormelles-le-Royal, près de Caen ; ces prisonniers furent transférés en Allemagne en mars 1941. Le 29 mars, le camp fut démantelé et le Frontstalag 133, à Rennes, prit en charge l’administration des commandos de travail restants.

Frontstalag 132 à Laval

La Wehrmacht établit le Frontstalag 132 le 20 juillet 1940 et le démantèle le 15 mai 1941, faisant de lui la base du Dulag 132. Le Frontstalag 132 fut un camp important durant la première phase de l’occupation allemande de la France. Début 1941, il détenait environ 10 000 prisonniers français, la moitié à Laval (Mayenne) et l’autre moitié à Mulsanne. Le camp de Laval était situé dans la caserne Schneider. Le camp de Mulsanne était également une caserne française, qui avait été occupée par les troupes britanniques en 1939 et 1940. Après l’arrivée des troupes allemandes en juin 1940, Mulsanne faisait partie du Frontstalag 203, dont le quartier général était situé au Mans, mais il a été intégré au Frontstalag 132 avant avril 1941.

Durant l’hiver et le printemps 1941, le camp de Laval était gravement surpeuplé. Au 1er avril 1941, 1 400 prisonniers avaient ainsi été envoyés travailler pour les commandos, mais le camp restait surpeuplé et les conditions de vie déplorables. À cette époque, le camp de Laval détenait 4 826 prisonniers coloniaux et 100 prisonniers métropolitains français. Le camp de Mulsanne, lui, comptait alors environ 5 000 prisonniers, tous des soldats coloniaux à l’exception de 65 soldats français métropolitains.

Le fronstalag de Laval fermera en mai 1942.

Frontstalag 133 Rennes

Le 18 juin 1940, les Allemands entrent à Rennes accompagnés des prisonniers qu’ils ont faits lors de leur avancée. Suite au bombardement du 17 juin, certains soldats qui cantonnaient à Rennes laissent leurs armes et vont grossir les colonnes de civils qui fuient vers l’ouest et vers le sud, mais la plupart sont rattrapés par les Allemands. Quand les troupes allemandes entrent dans Rennes, elles ne rencontrent aucune formation militaire organisée.

Le Frontstalag 133 de Rennes est placé sous l’autorité de l’occupant allemand de septembre 1940 à août 1944. Il se compose de plusieurs casernes ou camps de la ville. Le parc des sports de la route de Lorient est transformé en prison ; le camp de la Marne sur la route de Redon a une capacité de 1 700 prisonniers ; le camp Margueritte, en bordure de la caserne du même nom, abrite 2 000 prisonniers dans une quinzaine de baraques. Il y a aussi le camp situé sur le boulevard de Guines, l’annexe de la prison Jacques-Cartier, le Lazaret (l’école primaire supérieure, aujourd’hui appelée lycée Jean-Macé) servant plus ou moins d’hôpital.

Au total, ce sont près de 30 000 prisonniers de guerre français métropolitains qui attendent à Rennes leur départ pour l’Allemagne, effectif en novembre pour la quasi-totalité d’entre eux, tandis que les soldats coloniaux sont confinés dans plusieurs casernes. Au total, ce sont probablement 12 000 prisonniers coloniaux qui ont séjourné à Rennes pendant la guerre, dont 6 000 présents simultanément dans la ville. Les conditions de vie des prisonniers coloniaux sont rudes : ils n’ont pratiquement rien à manger ; de nombreux colis acheminés par la Croix-Rouge sont volés par leurs gardiens qui revendent leur contenu. Certains d’entre eux ont l’occasion de travailler dans des fermes aux environs de Rennes (notamment à Betton et à Bruz), dans lesquelles ils peuvent loger. À partir de 1943, les camps de prisonniers sont gardés par des soldats français, les Allemands souhaitant envoyer un maximum de soldats vers le front de l’Est.

Après la dissolution du camp de Quimper en 1942, il ne reste plus dans la région que le Frontstalag 133 de Rennes, auquel sont rattachés de nombreux camps de toute la Bretagne.

Frontstalag 134 à Saint-Brieuc

La Wehrmacht établit le Frontstalag 134 le 20 juillet 1940 à Saint-Brieuc, sur la côte bretonne, comme camp temporaire pour les prisonniers de guerre français. Le camp fut démantelé le 15 mars 1941, après le transfert de la plupart des prisonniers en Allemagne. Les commandos de travail restants furent intégrés au Frontstalag 133 à Rennes. Aucun document relatif à ce camp ne semble avoir été conservé.

Frontstalag 135 Quimper

Le 19 juin 1940, les Allemands arrivent à Quimper. La Ville reçoit l’ordre de constituer prisonniers tous les militaires présents sur son territoire. 6 000 hommes vont être ainsi enfermés au lycée de la Tour-d’Auvergne, à la caserne de l’ancien séminaire et à l’école normale supérieure. Leur capacité n’excède pas 3 000 places, c’est pourquoi la construction d’un camp est décidée.

En septembre, sur la rive gauche de l’Odet, dans ce qui est encore la commune d’Ergué-Armel, cinq hectares de terres de la famille de Massol, propriétaire du château de Lanniron, et trois hectares appartenant à la famille de Blois, propriétaire du château de Poulguinan, sont réquisitionnés par les autorités militaires allemandes d’occupation. Le frontstalag 135 y est construit par des entreprises françaises réquisitionnées, travaillant sous la direction des unités du génie militaire allemand. Il se révèlera opérationnel à partir de la mi-septembre 1940.

Le camp était divisé en 2 parties : d’un côté les troupes métropolitaines et de l’autre les troupes coloniales issues d’Indochine, d’Afrique du Nord, d’Afrique Equatoriale et Occidentale. Il comptait une cinquantaine de baraques en bois, entourées d’une double rangée de barbelés et gardées par quatre miradors. Il pouvait accueillir 3 000 hommes. Il était gardé par le Landesschutzen- Bataillon 388, sous les ordres de l’Hauptmann Queish.

Au début du mois de novembre 1940, le château de Lanniron fut également réquisitionné et mis à disposition des officiers commandant le camp de prisonniers.

En décembre 1940. seuls les soldats français métropolitains sont déportés vers l’Allemagne ou l’Autriche tandis que les prisonniers coloniaux, jugés indésirables sur le sol allemand, restent au camp de Lanniron.

En mai 1941. Le Fronstalag 135, pouvant à l’origine accueillir 3000 hommes, en abritera 7 746 d’après le rapport de la Croix Rouge.

Le 20 janvier 1942, les dernières unités présentes sont dispersées dans des entreprises ou exploitations comme masse ouvrière. Le camp est fermé et devient le Dulag 135, un lieu de transit hébergeant des unités allemandes et ce jusqu’en 1944.

A la libération de Quimper, le 8 août 1944, le Dulag 135 devient le Camp 114, un lieu de détention pour les soldats allemands. En septembre 1945, on y dénombre 3 853 prisonniers.

Entre mai et juin 1946, tout est démantelé, les terrains sont restitués à leurs propriétaires.

Frontstalag 150 Saint-Florentin

Les Allemands créèrent le Frontstalag 150 le 20 juillet 1940 et le démantelèrent le 1er avril 1941. Le Frontstalag 150 détenait des prisonniers de guerre français. Il était situé dans le département de l’Yonne, au sud-est de Paris. Son quartier général se trouvait à Auxerre en septembre et à Saint-Florentin en octobre 1940. avec des sous-camps à Auxerre, Sens, Cravant, Saint-Florentin, Joigny et Clamecy (Nièvre). Certains de ces camps furent dissous après le départ de la plupart des prisonniers français de la région métropolitaine vers l’Allemagne, et les autres furent absorbés par le Frontstalag 124 à Joigny, puis par le Frontstalag 141 à Vesoul.

On dispose de peu d’informations sur l’histoire du Frontstalag 150. Le camp était extrêmement surpeuplé, avec 15 000 prisonniers, et en piteux état. De nombreux prisonniers vivaient dans des tentes et des baraques qu’ils avaient construites eux-mêmes, bien que des casernes fussent en construction. La majorité des prisonniers français métropolitains du Frontstalag 150 travaillèrent dans des fermes et des exploitations forestières de juillet à décembre 1940.

Le Frontstalag 151 Montargis

La Wehrmacht établit le Frontstalag 151 le 22 juillet 1940 à Aix-la-Chapelle, dans le district de défense (Wehrkreis) VI.1 De l’automne 1940 à janvier 1942, le camp fut déployé à Montargis En janvier 1942, il fut redéployé en Pologne occupée.

Le Frontstalag 151 détenait des prisonniers de guerre français. La Wehrmacht fit un très grand nombre de prisonniers durant les derniers jours de la campagne de France (15-22 juin 1940) dans la région de Montargis, couvrant la zone au sud de Paris, autour du coude de la Loire, jusqu’à la ligne de démarcation. Ses principaux camps étaient situés à Montargis, Orléans et Bourges. Dans ces villes, les Allemands réquisitionnèrent des casernes militaires françaises et les utilisèrent comme camps de prisonniers. Le Frontstalag 151 disposait également de commandos de travail opérant dans les départements du Loiret, du Cher et du Loir-et-Cher.

Frontstalag-152-Pithiviers

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le département du Loiret eut le triste privilège d’accueillir des camps à Pithiviers, Beaune-la-Rolande et Jargeau.

A Pithiviers et à Beaune-la-Rolande, des locaux existants ou des terrains aménagés avec des baraquements avaient été prévus pour, initialement, regrouper des prisonniers allemands. Très vite, après la déclaration de guerre, ils furent aménagés pour accueillir des réfugiés fuyant devant l’invasion ennemie. En fait, ces sites ont été réquisitionnés par l’occupant pour regrouper des milliers de soldats de l’armée française, dont de nombreux soldats coloniaux, faits prisonniers durant la campagne de France de mai à juin 1940. On en comptait 20 000 à Pithiviers dans trois centres différents dont un seul restera pour devenir le « camp » et 22 000 à Beaune-la-Rolande. Si certains se sont évadés, la plupart ont été détenus plusieurs mois avant d’être expédiés en Allemagne d’octobre 1940 à début 1941.

Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont surtout connus pour avoir été utilisés comme camps d’internement pour les Juifs, de mai 1941 à juillet 1944. Ces camps relevaient de l’administration de l’État français, tant au niveau de la direction que de la surveillance, mais étaient sous le contrôle de l’occupant.

De 1941 à 1943, le gouvernement de Vichy mit en application sa loi antijuive du 4 octobre 1940  et envoya plus de 18 000 « étrangers de race juive », dont 4 000 enfants, dans ces camps d’internement. Certains furent arrêtés à Paris le 14 mai 1941 sur convocation, le billet vert, les autres, essentiellement des femmes et des enfants, lors de la Rafle du Vel d’Hiv de juillet 1942. Les premières déportations eurent lieu en juillet 1942 en direction du camp d’extermination d’Auschwitz. Rares sont ceux qui survécurent et en revinrent. Ces camps relevaient de l’administration de l’État français, tant au niveau de la direction que de la surveillance, mais étaient sous le contrôle de l’occupant.

Auparavant ces camps avaient été utilisés par l’armée allemande pour la détention des prisonniers de guerre français. Ainsi sur le registre du 15/05/1941, on dénombre encore 75 tirailleurs sénégalais à Beaune-la-Rolande, ce qui semble paradoxal car le camp avait été évacué depuis la fin avril 1941.

Frontstalag 160 Lunéville (Meurthe et Moselle)

La Wehrmacht créa le Frontstalag 160 à Lunéville, dans le nord-est de la France, le 20 juillet 1940 et démantela le camp le 15 mars 1941. Le Frontstalag 160 était un camp éphémère pour prisonniers de guerre français. Il occupait trois sites à Lunéville (la caserne des Dragons, le quartier de l’Infanterie et un hôpital militaire) et un autre campement dans une ville voisine.

Les conditions dans les camps de Lunéville étaient terribles durant les premiers mois qui ont suivi la capitulation française. Ainsi, la caserne des Dragons, conçue pour une capacité maximale de 1 500 personnes, a un temps compté 14 000 prisonniers. Ces derniers devaient dormir dans les écuries et les garages.

Certains sous-camps du Frontstalag 160 furent fermés à la fin de l’été 1940, après le transfert d’un plus grand nombre de prisonniers français métropolitains vers l’Allemagne. Les installations restantes du Frontstalag 160 furent intégrées au Frontstalag 161, situé à proximité de Nancy.

Frontstalag-161-Nancy

Les Allemands fondèrent le Frontstalag 161 le 19 juillet 1940 et le démantelèrent en septembre 1941. Initialement, le Frontstalag 161 regroupait plusieurs camps de prisonniers de guerre français situés à Nancy et dans ses environs.

Étant donné la proximité de Nancy avec l’Allemagne, le Frontstalag 161 a initialement servi en grande partie de camp de transit pour les masses de prisonniers de guerre français en route vers les camps en Allemagne durant l’été 1940. Mais, contrairement à la plupart des autres camps de cette zone, le Frontstalag 161 est resté en activité après le départ des prisonniers français métropolitains, et il a absorbé les Frontstalags 160 et 162.

En août 1940, on constatait que les camps de Nancy et des environs se vidaient rapidement, car de nombreux prisonniers étaient transférés en Allemagne ou obtenaient leur libération.

Le camp ne comptait alors que 2 400 prisonniers français métropolitains, dont 200 officiers, alors que sa capacité maximale était de 10 000. Par ailleurs, 500 prisonniers travaillaient dans des commandos à Nancy ou dans des fermes avoisinantes. Des prisonniers coloniaux étaient également présents dans ce camp.

En mars 1941, le camp comptait 3 298 prisonniers coloniaux et 261 Français de la métropole. La plupart des prisonniers furent affectés à des travaux forcés dans les campagnes. Certains effectuaient des travaux non déclarés pour la Wehrmacht (110 soldats coloniaux et 108 Français de la métropole). Seuls 48 prisonniers travaillaient dans l’industrie.

En mai, il ne restait plus que 173 prisonniers dans le camp principal (153 Nord-Africains et 20 Martiniquais), tandis que les autres travaillaient dans une cinquantaine de commandos dans le nord de la Lorraine.

Le Frontstalag 161 a été intégré au Frontstalag 194 à Châlons-sur-Marne en septembre 1941.

Frontstalag-172-Doullens (Somme)

En 1940, la citadelle est un Frontstalag qui détient plusieurs milliers de soldats français et britanniques. Officiellement fermé en décembre 1940, de nombreux prisonniers restent à la citadelle et sont réquisitionnés dans plusieurs entreprises et industries.

De 1941 à 1943, la citadelle de Doullens devient un camp d’internement français. En avril 1944, un détachement SS arrive avec plus de 2500 déportés du camp de Buchenwald dans le but de construire des plateformes de tirs pour V1, mais aussi pour déblayer les villes bombardées. Le site de la citadelle de Doullens était considéré comme un camp principal et avait pour nom de code « SS Baubrigade V ».

De septembre à octobre 1944, la citadelle a servi de prison provisoire pour les soldats allemands sous la gestion des FFI.

Frontstalag 180 Amboise

Le Frontstalag 180 était un camp éphémère pour prisonniers de guerre français situé à Tours et Amboise, dans la vallée de la Loire. Il fut établi à un endroit appelé la Patte d’Oie et 600 soldats français y furent incarcérés. Ils faisaient partie de la dernière ligne de défense stationnée le long de la Loire. Les ponts étaient détruits, les routes impraticables et les transports interrompus.

On dispose de peu d’informations sur ce camp. En décembre 1940, après le départ de la plupart des prisonniers français métropolitains pour l’Allemagne, le Frontstalag détenait 2 093 prisonniers : 1 427 Nord-Africains, 550 Indochinois, 85 prisonniers définis comme « noirs » (Africains de l’Ouest), 21 Antillais et 10 Malgaches. Au début de 1941, le Frontstalag 181, dont le siège se trouvait à Saumur, à 70 kilomètres à l’ouest de Tours, a repris ce qui restait des camps appartenant au Frontstalag 180.

Frontstalag 190 Charleville-Mézières

La Wehrmacht a établi le Frontstalag 190 le 20 juillet 1940 et a dissous le camp le 27 juin 1942.

Situé à Charleville-Mézières, le Frontstalag 190 détenait des prisonniers de guerre français. Ce camp devint l’un des principaux fournisseurs de main-d’œuvre de l’Organisation allemande de l’Ostland, qui gérait les exploitations agricoles du nord-est de la France, d’où de nombreux agriculteurs avaient fui en mai et juin 1940. Le département des Ardennes était la région la plus fortement impliquée dans l’Ostland, et les besoins en main-d’œuvre y étaient toujours très importants, notamment parce que les propriétaires légitimes des exploitations n’étaient souvent autorisés à y retourner qu’après un long délai. Les prisonniers travaillant dans l’Ostland étaient généralement traités plus durement que les autres prisonniers du Frontstalag, car les gardiens étaient constamment surveillés par des fonctionnaires civils allemands (dont beaucoup étaient des nazis convaincus) qui veillaient à l’application stricte des règles relatives au traitement des prisonniers.

Le Frontstalag 190 est devenu une partie du Frontstalag 204 à Saint-Quentin dans la seconde moitié de 1941. La plupart des commandos de travail du camp ont continué à opérer sous le contrôle de l’Ostland, la majeure partie de la nourriture produite localement allant en Allemagne.

Frontstalag 192 Laon

Le 18 juillet 1940, la Wehrmacht établit le Frontstalag 192 à Laon. En mars 1941, les Allemands regroupent les Frontstalags 191 et 192 sous l’autorité du Frontstalag 192, bien que les deux camps principaux et de nombreux commandos de travail subsistent. En mars 1942, les Allemands dissolvent le Frontstalag 192 et placent ses camps sous le commandement du Frontstalag 204.

Le Frontstalag 192, dont le quartier général se trouvait à Saint-Quentin, dans le même département, a conservé plusieurs camps opérationnels, dont celui de La Fère et celui de la citadelle de Laon. Il a porté le numéro de poste de campagne 33 063 entre le 28 avril et le 19 septembre 1940, avant d’être rayé entre le 1er mars et le 7 septembre 1942.

En novembre 1940, les camps de La Fère et de Laon abritaient très majoritairement des prisonniers français métropolitains (2 901) ainsi que quelques Belges et Espagnols (probablement de la Légion étrangère). En mai 1941, le camp semblait encore détenir de nombreux prisonniers français mais les prisonniers coloniaux y étaient désormais majoritaires.

Le sous-camp de Saint-Quentin, par exemple, comptait 84 Africains de l’Ouest et 35 Malgaches.

En juillet 194, on dénombrait 3 634 détenus au Frontstalag 192, dont la majorité (2 650) étaient des Nord-Africains. Les Africains de l’Ouest (740) constituaient, comme d’habitude, le deuxième groupe le plus important. Le camp comptait également 124 Malgaches et 120 Indochinois.

Frontstalag 201 à Alençon

La Wehrmacht créa le Frontstalag 201 le 23 juillet 1940. Le Frontstalag 201 était situé à Alençon. Il n’exista que quelques mois à la fin de l’été et à l’automne 1940. Il servait de camp de rassemblement et de transit pour les prisonniers de guerre français destinés à être envoyés en Allemagne. Le camp fut rebaptisé Dulag 201 en mars 1941.

Frontstalag 203 à Mulsanne

En 1939, la petite commune de Mulsanne dans le département de la Sarthe, qui compte à peine 500 habitants, voit s’installer un vaste camp militaire britannique. Construit par l’Armée anglaise, il comprend de nombreux baraquements en demi-lune et un château d’eau, encore visible aujourd’hui. Le site sert alors de base logistique pour les troupes du British Expeditionary Force (BEF) avant la débâcle de 1940.

Le 20 juin 1940, les troupes allemandes prennent possession du camp abandonné par les Britanniques et le transforment en Frontstalag 203. Il compte jusqu’à 7 000 prisonniers de guerre – Français, Africains, Britanniques et Polonais – entre juin et novembre 1940. Les conditions de vie y sont rudimentaires : peu de nourriture, pas d’eau potable, des abris sommaires. Les derniers prisonniers quittent le camp pour l’Allemagne en mai 1941.

Le 15 avril 1942, le camp de Mulsanne change de fonction : il devient un camp d’internement pour les Tsiganes.

Depuis le 12 février 1942, il est placé sous autorité française et regroupe des familles venues des camps de Coudrecieux (Sarthe), Montlhéry (Essonne) et Moësdon-la-Rivière (Loire-Atlantique). Les conditions de détention sont dramatiques.

Le 16 juillet, 53 Juifs sont arrêtés au Mans, puis le lendemain à La Ferté-Bernard, Tuffé et Écommoy. Ils sont regroupés au camp de Mulsanne, qui devient un centre de rassemblement temporaire. Le 17 juillet 1942, ces 53 personnes sont transférées par autocars vers le Grand Séminaire d’Angers, transformé en centre d’internement. Trois jours plus tard, le 20 juillet 1942, elles sont déportées à Auschwitz par le convoi n°8 parti d’Angers. Aucune ne survivra.

Le 3 août 1942, le camp est évacué, et les internés sont transférés au camp de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire).

Le camp de Mulsanne est remis à la disposition des autorités allemandes à partir du 3 août 1942. Mais dès octobre, une nouvelle vague d’arrestations a lieu : du 8 au 14 octobre 1942, 125 Juifs arrêtés dans tout le département de la Sarthe et de la Mayenne sont rassemblés à Mulsanne.Le 18 octobre 1942, ils sont transférés à Drancy, puis déportés à Auschwitz. Parmi eux, 46 enfants. Aucun ne reviendra.

Après la Libération, le camp de Mulsanne connaît un dernier chapitre.

En 1944, il est converti en camp de prisonniers de guerre allemands. Il devient rapidement le plus grand centre de détention français pour officiers de la Wehrmacht.

Le frontstalag 204 Peronne

La Wehrmacht a établi le Frontstalag 204 le 15 juillet 1940 et a dissous le camp le 12 août 1943.

Les Allemands installèrent initialement le Frontstalag 204 à Péronne, puis peu après à Amiens (Somme). Au cours du second semestre 1941, il absorba les Frontstalags 190 et 192, devenant ainsi le principal réseau de camps du nord de la France. Le Frontstalag 204 fut l’un des huit Frontstalags à survivre à la réduction des effectifs de camps fin 1941 et début 1942.

Son administration fut progressivement transférée vers l’est, d’Amiens à Saint-Quentin (printemps 1942), puis à Laon (automne 1942) et enfin à Charleville (1943). L’administration du camp couvrait une zone située en grande partie dans la zone interdite, une bande de territoire du nord et du nord-est de la France où les civils ayant fui leurs foyers pendant les combats de 1940 ne pouvaient pas facilement regagner leurs foyers. Beaucoup de prisonniers du Frontstalag 204 travaillaient pour l’Ostland, l’organisation allemande qui exploitait les fermes et les terres abandonnées en mai 1940. Entre 5 000 et 6 000 prisonniers, dont des prisonniers de guerre coloniaux, furent affectés à des commandos de travail dans la région d’Amiens.

Frontstalag 210 de Strasbourg.

Créé dès juillet 1940, ce centre de rassemblement de prisonniers de guerre est alors installé dans plusieurs des multiples casernes alors vides de la ville de Strasbourg (casernes Vauban, Girodon, Stirn, Baratier, Bataille et Grand d’Esnond).

Le Frontstalag 210 a détenu des prisonniers de guerre français. Il servait de camp de transit pour les transférer ensuite vers les camps de prisonniers permanents (Stalags) du XIIe district de défense. Aucune information précise sur les conditions de détention dans ce camp n’est disponible.

Le Frontstalag 211 Metz

La Wehrmacht établit le Frontstalag 211 le 7 août 1940, dans le district de défense (Wehrkreis) XII. À partir de septembre 1940, l’unité est déployée à Saarburg (aujourd’hui Sarrebourg, en France). Le 15 novembre 1940, le camp est transformé en Stalag XII F Saarburg.

Frontstalag 232 à Savenay

Le 19 juin 1940, trois jours avant l’armistice de Rethondes, les troupes allemandes entrent dans Nantes et se déploient dans toute la Loire-Inférieure. Elles arrivent à Savenay le 22 juin. Ils prennent possession de la base que les Anglais avaient installée en septembre 1939 à l’hippodrome de Touchelais. Cet espace devient très vite un camp pour les prisonniers de guerre, soldats de France et des Colonies françaises. Ce sera le fronstalag 232 qui comprend également le camp de La Berthelais à La Chapelle-Launay.

Les premiers prisonniers arrivent en nombre dès juillet 1940 et sont répartis entre les deux camps. À partir de l’automne, des contingents de prisonniers français de métropole sont envoyés en Allemagne. Les convois se poursuivront jusqu’au printemps 1941. De 15 000 prisonniers en novembre 1940, le nombre de captifs chute à 1 130 en mars 1942, pour ne compter que quelques individus à partir d’avril 1943.

Parmi les prisonniers de guerre détenus au camp de La Touchelais, nombre de soldats proviennent des troupes dites « coloniales ». Ils sont contraints de rester sur place car l’Allemagne refuse – pour des raisons racistes – de les accueillir sur son territoire. Majoritairement issus des territoires africains du Maghreb ou de l’Afrique de l’Ouest, ces soldats sont pour certains originaires des Antilles, de Guyane, de La Réunion ou d’Indochine française.

Le camp de La Touchelais n’a pas été qu’un camp de prisonniers. Au rythme des évènements qui secouent la région nazairienne, il voit aussi l’arrivée de réfugiés civils en transit. A la suite de l’intensification des bombardements par l’aviation anglaise au début de l’année 1942 et l’attaque du port de Saint-Nazaire (opération Chariot), de nombreux civils nazairiens affluent. Afin de venir en aide à ces populations déplacées, un groupe de la Croix-Rouge d’Urgence est constitué à Savenay durant l’été 1944. En août 1944, l’armée allemande décide de former la Poche de Saint-Nazaire. Cette zone de 1 500 km², qui se développe de part et d’autre de l’estuaire de la Loire, sépare alors 130 000 civils de la France libre. Les réfugiés voulant quitter la Poche affluent à Savenay.

Dans la nuit du 7 au 8 mai 1945, l’Allemagne signe l’acte de capitulation mettant fin à la Seconde Guerre mondiale en Europe. Localement, un cessez-le-feu est signé à Cordemais le 8 mai et une cérémonie officielle pour la reddition de la Poche de Saint-Nazaire est organisée à Bouvron le 11 mai. Le jour même, Américains et Français reprennent possession du camp et y retiennent quelques temps des soldats allemands.

Frontstalag 240 Verdun

La Wehrmacht établit le Frontstalag 240 le 22 juillet 1940 et le démantèle le 26 mars 1941.

Ce camp, situé à Verdun (quartier Niel), servit de camp de rassemblement et de transit pour les prisonniers de guerre français envoyés dans des camps permanents en Allemagne à la fin de l’été et à l’automne 1940. Le Frontstalag fut rebaptisé Dulag 240 et transféré en Pologne en mars 1941.

L’Oflag II-D

L’Oflag II-D, également connu sous le nom d’Oflag II-D Gross Born ou Grossborn-Westfalenhof, était spécifiquement destiné aux officiers (Offizierlager). Il était situé dans une zone boisée près de la ville de Grossborn en Poméranie. Établi en juin 1940 dans le cadre d’un grand complexe d’entraînement militaire allemand s’étendant sur environ 19 000 hectares, le camp abritait initialement environ 6 000 officiers français capturés lors de la bataille de France de 1940, qui arrivaient en transit depuis des camps comme Dortmund après l’armistice franco-allemand Divisé en quatre blocs de baraquements en bois entourés de barbelés, six miradors et gardés par des soldats allemands et des chiens, il fonctionnait selon les dispositions de la Convention de Genève de 1929 pour les officiers prisonniers, les exemptant du travail forcé tout en leur fournissant un hébergement de base, des rations alimentaires et des soins médicaux.

En mai 1942, le contingent français – réduit à environ 3 000 hommes suite aux rapatriements de vétérans, de prêtres et d’autres personnes – fut transféré à l’Oflag II-B d’Arnswalde dans le cadre d’un échange avec des officiers polonais transférés à Grossborn. Le camp accueillit alors principalement jusqu’à environ 6 000 officiers polonais, ainsi que des prisonniers de guerre soviétiques internés dans des zones séparées, dans des conditions plus dures et sans protection au titre des Conventions de Genève, reflétant l’évolution de la composition démographique des prisonniers au cours des campagnes du front de l’Est.

Alors que l’Armée rouge soviétique avançait rapidement vers la Poméranie orientale à la fin du mois de janvier 1945, les autorités allemandes ordonnèrent l’évacuation de l’Oflag II-D pour empêcher la libération de ses prisonniers par les forces soviétiques. Le 28 janvier 1945, tous les prisonniers capables de marcher — environ 6 000, principalement des officiers polonais — furent contraints de quitter le camp près de Gross Born vers l’ouest sous escorte armée, tandis que ceux jugés trop malades ou trop faibles furent laissés sur place ; ces prisonniers restants furent libérés plus tard, début février 1945, par la Deuxième Armée polonaise. Cette évacuation faisait partie de la série de marches forcées connue sous le nom de « La Marche ».

Oflag III A

La Wehrmacht créa l’Oflag III A le 3 novembre 1939, au sein du district de défense III (Wehrkreis III), et l’installa à Luckenwalde. Jusqu’au 15 janvier 1941, le camp était subordonné au Stalag III A, mais devint ensuite un camp indépendant. Le 31 décembre 1941, il fut dissous en tant qu’Oflag et intégré au Stalag III A.

Le camp était placé sous l’autorité du commandant des prisonniers de guerre du district de défense III (Kommandeur der Kriegsgefangenen im Wehrkreis III).

Le camp accueillait des officiers Français, Britanniques et Belges. Les administrateurs et les gardiens traitaient les prisonniers correctement, et les conditions de détention étaient satisfaisantes et conformes à la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre (1929).

Stalag I B

Les Allemands ont commencé la construction d’un des plus grands camps de prisonniers de guerre – le Stalag IB près d’Olsztynek dans la région de Warmie et Mazurie  au début de 1939. Il est situé près du monument de la bataille de Tannenberg construit entre 1925 et 1927 pour commémorer cette victoire déterminante des allemands contre les russes pendant la première guerre mondiale.  A son ouverture, le camp s’étendait sur cinq hectares ponctués de quelques dizaines de tentes et de quelques baraques.

Les premiers prisonniers de guerre polonais et les civils y sont arrivés entre l’automne 1939 et le printemps 1940.  Ils vivaient dans des conditions très difficiles. La plupart des prisonniers participaient aux travaux des champs et les autres, qui restaient au camp, construisaient les baraques d’habitation.

L’afflux massif de 10 000 prisonniers français et d’un millier de Belge au Stalag IB a commencé en mai 1940 et a duré de façon ininterrompue toute cette année-là.  Parmi ces derniers il y avait aussi un groupe d’africains et d’arabes recrutés dans les colonies françaises. Ils étaient logés à part. Avec les Polonais et plus tard les Russes, les Français constituaient l’effectif le plus nombreux à Olsztynek. Arrivent également des prisonniers d’origine juive polonaise. Ils seront rapidement extradés du camp et déportés vers les camps d’extermination.

Au cours de l’été 1941, 10 000 russes arrivèrent au camp. Ces derniers ne bénéficiaient pas du statut de prisonniers de guerre prévu par les conventions de Genève que Staline n’avait pas voulu signer. À l’automne 1943 le camp accueillit un dernier groupe de 20 000 prisonniers italiens.

Le camp a ensuite été agrandi. Il s’étendait sur 50 hectares et comptait 120 baraques. La capacité d’accueil fut portée à 50 000 prisonniers. Pendant la seconde Guerre Mondiale, près de 250 000 prisonniers de nationalités différentes furent retenus dans ce camp. Le camp a été surtout un camp de transit pour les prisonniers qui travaillaient dans les exploitations agricoles dans toute la Warmie-Mazurie Le peuplement s’est fait en plusieurs vagues. 

L’évacuation des prisonniers de Stalag IB a commencé à la fin de janvier 1945. Lors de la libération du Stalag IB contrairement aux marches forcées des colonnes de prisonniers des Stalag IIB et de Stargard en Poméranie qui ont cheminé vers l’Ouest, l’évacuation s’est faite par l’Est. 

Entre 1939 et 1945, ce sont environ 60 000 prisonniers qui y trouveront la mort. On estime la mortalité des Russes entre 30 000 et 40 000, c’est-à-dire 50% des effectifs.

Stalag II A Neubrandenburg

Le Stalag II-A Neubrandenburg est un camp de prisonniers de guerre, situé à Fünfeichen, près de Neubrandenburg, en Poméranie occidentale.

Pendant les années 1939-1945, des prisonniers de guerre de tous les fronts arriveront au camp.

Le camp fut ouvert en septembre 1939. Après l’attaque allemande contre la Pologne, les premiers prisonniers sont des soldats polonais de l’armée de Pomorze.

En mai et juin 1940, des prisonniers belges et néerlandais, puis français arrivèrent au Stalag II-A après l’offensive allemande à l’ouest (la Bataille de France). Un certain nombre de prisonniers français des régiments coloniaux étaient des Noirs qui furent employés aux travaux les plus pénibles.

De juillet à décembre 1941, l’arrivée des prisonniers (britanniques, yougoslaves, serbes, soviétiques) est massive dans un camp en pleine construction et installation. Jusqu’en novembre 1941, les prisonniers sont pour la plupart dehors et se réfugient la nuit dans des trous de terre qui parfois s’effondrent sur eux.

A partir de décembre 1941, ils commencent à s’abriter dans des baraques non chauffées, sans plancher, ni fenêtres. Les raisons principales de mortalité seront la famine, le froid, le manque d’hygiène, l’absence de soins.

En novembre 1941, une épidémie de typhoïde éclate au camp Est qui durera jusqu’en mars 1942. 40 000 à 50 000 prisonniers sont morts pendant cette période, enterrés dans des fosses collectives.

Dans l’hôpital du camp, il mourrait jusqu’à 200 prisonniers par jour.

Des soldats italiens en 1943 furent transférés au Stalag II-A, après la capitulation de l’Italie.

De novembre 1944 à janvier 1945, des soldats américains capturés lors de la bataille des Ardennes ainsi qu’au cours de différentes opérations alliées, arrivèrent au Stalag II-A.

Le 28 avril 1945, le camp est libéré par des troupes soviétiques et anglaises.

Stalag II B Hammerstein

Le Stalag II-B est situé à 2,4 km à l’est du village d’Hammerstein dans la province de Poméranie (aujourd’hui Czarne, voïvodie de Poméranie en Pologne). Il est parfois désigné sous l’appellation de Stalag II-B Hammerstein. Installé sur un ancien terrain d’entraînement de l’armée, qui avait déjà servi de camp de prisonniers de guerre pour les soldats russes lors de la Première Guerre mondiale, il devient, en 1933, l’un des premiers camps de concentration nazis, enfermant tout d’abord les communistes allemands.

Fin septembre 1939, le camp change de destination, détenant désormais des prisonniers de guerre polonais, capturés lors de la campagne de Pologne, en particulier les captifs de l’armée Pomorze . En décembre 1939, on y compte 1 691 prisonniers polonais. D’abord hébergés dans des tentes pendant le terrible hiver 1939-1940, la construction des baraquements ne sera achevée qu’en 1941.

À partir de juin 1940, le camp accueille les prisonniers français et belges, capturés lors de la bataille de France. Afin de laisser de la place pour ceux-ci, de nombreux Polonais sont contraints de devenir des travailleurs forcés non militaires, ne bénéficiant plus du statut de prisonniers de guerre.

La construction d’un deuxième camp, le « camp Est » (« Lager-Ost »), commence en juin 1941. Il accueillera un grand nombre de prisonniers soviétiques, capturés lors de l’opération Barbarossa.

En novembre 1941, une épidémie de fièvre typhoïde éclate dans le « Lager-Ost ». Au total, 38 383 prisonniers de guerre soviétiques ont été détenus au Stalag II-B.

À partir d’août 1943 arrivent les premiers prisonniers de guerre américains, capturés en Tunisie.

Le camp est libéré le 9 mars 1945 par l’Armée rouge.

Stalag II D

Le Stalag II-D Stargard était situé près de Stargard, aujourd’hui Stargard Szczecinski, en Poméranie, à 30 km à l’est de Szczecin. Il abritait des prisonniers de guerre polonais, américains, français, néerlandais, belges, serbes, soviétiques, italiens et canadiens, ainsi que des civils polonais. Environ 6 000 prisonniers et civils y ont trouvé la mort.

En septembre 1939, le camp est établi sur un terrain d’entraînement militaire pour les militaires polonais capturés lors de l’offensive allemande de septembre 1939.

Durant l’hiver très rigoureux de1939-1940, les prisonniers vivent en plein air ou dans des tentes, Ils construisent des baraques en bois ou en briques pour le camp permanent.

En mai et juin 1940, des soldats français et belges pris lors de la Bataille de France arrivent au camp. Ils sont suivis par des prisonniers soviétiques de l’opération Barbarossa durant l’été 1941. En septembre et octobre 1943, des prisonniers italiens arrivent après la capitulation de l’Italie. Des prisonniers canadiens du raid de Dieppe d’août 1942 furent transférés du Stalag VIII-B à Stargard en janvier 1944.

Les Allemands instaurèrent la ségrégation raciale et séparèrent les Polonais, les Africains, les Arabes, les Juifs et les soldats soviétiques des prisonniers de guerre d’autres nationalités. On comptait environ 4 600 prisonniers africains, notamment marocains, tunisiens et sénégalais, et le taux de mortalité était élevé parmi eux, malgré leur transfert progressif, à partir de l’été 1940, vers d’autres camps situés dans le sud de la France. Les Allemands menèrent des expériences médicales sur les prisonniers Sénégalais. Les Serbes subirent également des traitements cruels. Des centaines de prisonniers de guerre soviétiques furent déportés vers des camps de concentration. Les prisonniers de guerre italiens furent déportés à Meppen, dans un sous-camp du camp de concentration de Neuengamme, en novembre 1943. Après l’insurrection de Varsovie de 1944, de nombreux civils polonais, dont des femmes et des enfants, furent déportés dans ce camp.

Les prisonniers de guerre étaient souvent utilisés pour le travail forcé dans plus de 1 500 sous-camps situés dans la région. Nombre d’entre eux sont morts au travail et ont été enterrés près des lieux de travail.

Le camp est libéré par l’Armée rouge à la mi-avril 1945.

Stalag III A

Le Stalag III-A était situé à Luckenwalde, dans le Brandebourg, à 52 kilomètres au sud de Berlin. Il a été établi en 1939 lorsque les prisonniers polonais sont arrivés et ont vécu dans des tentes en construisant les premiers baraquements. Au cours de la guerre, il s’est transformé en un complexe étendu comptant environ 100 bâtiments et 50 tentes où se trouvaient des prisonniers de guerre polonais, néerlandais, belges, français, yougoslaves, russes, italiens, américains, roumains, britanniques et autres alliés. Les prisonniers français (environ 43 000 arrivés en juillet/août 1940) furent le groupe le plus important jusqu’à la fin de la guerre. Parmi eux, 4 000 Africains issus des troupes coloniales françaises.

Une épidémie de typhus pendant l’hiver 1941 à 1942 a causé la mort d’environ 2 500 prisonniers soviétiques. Les fosses communes créées pendant cette période restent visibles sur le site aujourd’hui.

Plus de 200 000 prisonniers passèrent par le Stalag III-A et, à son apogée en mai 1944, un total de 48 600 prisonniers de guerre y étaient enregistrés. Cependant, pas plus de 6 000 à 8 000 personnes ont été hébergées dans le camp principal, le reste étant envoyé travailler dans la foresterie et l’industrie dans plus de 1 000 Arbeitskommando (« Camps de travail ») répartis dans tout le Brandebourg. On estime que 4 000 à 5 000 prisonniers sont morts dans le camp.

Le camp fut libéré par l’Armée rouge le 22 avril 1945.

Le Stalag III-B

Le Stalag III-B était situé dans l’actuelle ville d’Eisenhüttenstadt (anciennement Fürstenberg-sur-Oder), en Allemagne, à l’actuelle frontière polonaise et plus précisément dans la troisième région militaire (le Berlin-Brandebourg) où il y avait également il y avait également le Stalag IIIA à Lückenwalde, le Stalag IIIC à Alt-Drewitz et le Stalag IIID à Berlin. Le Stalag IIIB était le deuxième camp de prisonnier de guerre dans cette région militaire.

Le Stalag IIIB comprenait 43 casernes (Les prisonniers juifs étaient mis à l’écart dans les « Judenbarack ») et plus de 50 000 personnes (Français, Belges, Néerlandais, Polonais, Tchèques, Serbes, Russes, Américains, britanniques et Italiens) furent détenues dans ce camp. Il comptait bon an, mal an 20 000 français. Seuls 10% environ demeuraient au stalag dans le camp de Fürstenberg sur Oder. Les 18 000 autres étaient disséminés dans environ 600 kommandos de travail dans le Brandebourg et la Spreewald. le 5 octobre 1943, d’après la Croix Rouge Internationale, le Stalag IIIB comprenait 16 881 prisonniers. Ils  ont été libérés par la 33ème  Armée  Soviétique le 4 février 1945.

Le Stalag IV-A Elsterhorst

Le Stalag IV-A Elsterhorst était un camp de prisonniers de guerre de l’armée allemande datant de la Seconde Guerre mondiale. Il était situé au sud du village d’Elsterhorst (aujourd’hui Nardt), près de Hoyerswerda en Saxe, à 44 kilomètres au nord-est de Dresde (à ne pas confondre avec le Stalag IV-A Hohnstein, situé à 32 kilomètres à l’est-nord-est de Dresde). Il abritait des prisonniers de guerre polonais, français, belges, britanniques, serbes, soviétiques, néerlandais, italiens, américains, slovaques, tchèques, bulgares et d’autres pays alliés.

Le camp ouvrit ses portes en 1938 et accueillit d’abord 350 prisonniers tchécoslovaques, logés sous des tentes. En 1939, des prisonniers de l’invasion allemande de la Pologne arrivèrent et furent affectés à la construction de 40 baraquements. Initialement appelé Stalag IV, le camp fut renommé Stalag IV-A en octobre 1940. En juin 1940, une partie du camp fut transformée en Oflag IV-D, en camp d’officiers, principalement français, mais aussi belges, britanniques, canadiens et yougoslaves. Une autre partie du camp fut aménagée en hôpital pour prisonniers, sous le nom de Lazaret de réserve 742. À partir de 1941, le stalag reçut des prisonniers de guerre russes, logés dans un bâtiment séparé.

La plupart des prisonniers de guerre furent envoyés dans des camps de travail forcé disséminés dans toute la région, et plusieurs centaines se trouvaient à Dresde lors du bombardement de la ville.

Après le bombardement de Dresde en février 1945, les conditions de vie des prisonniers américains et britanniques se détériorèrent considérablement. Ils furent particulièrement affectés par la rétention de leurs colis de la Croix-Rouge, ce qui entraîna une malnutrition généralisée et, par conséquent, plusieurs décès dus à la pneumonie.

À mesure que l’Armée rouge avançait, le camp reçut davantage de prisonniers de guerre belges et français provenant de camps situés plus à l’est. En février 1945, des officiers prisonniers furent transférés vers l’ouest. Le camp fut finalement libéré par les Soviétiques en avril 1945.

Stalag IV B Muehlberg-sur-Elbe

Le stalag IV B était un camp de prisonniers de guerre, construit en 1939, situé à 5 km au nordest de Muehlberg-sur-Elbe, dans les environs de la gare de Neuburxdorf.

Au début il y avait des prisonniers de guerre polonais, puis en 1940 le camp a accueilli des prisonniers belges, français, serbes, britanniques, du Commonwealth et hollandais.

En 1941 sont arrivés des prisonniers soviétiques, en 1943 des italiens et en 1944 après la Libération de la France, des Américains et 1 500 policiers danois.

Après l’Insurrection de Varsovie sont arrivés des milliers de polonais et après la Bataille des Ardennes 7 500 américains.

Le camp avait une capacité de 16 000 personnes. Les prisonniers de guerre travaillaient dans le stalag, à l’extérieur ou restaient dans les baraques. Les soldats soviétiques étaient les plus mal traités.

Le 1er janvier 1945 il y avait 25 052 prisonniers, dont de nombreux Russes.

Dans la nuit du 23 avril 1945, les gardiens se sont enfuis à l’approche de l’Armée Rouge.

Le Stalag VI-B

Le Stalag VI-B était situé à environ 3 km à l’est du village de Versen dans le district d’ Emsland en Basse-Saxe , dans le nord-ouest de l’Allemagne, près de la frontière avec les Pays-Bas .

Le camp fut établi en 1938 sous le nom de Lager IX Versen, au sein du groupe de camps de travail d’Emslandlager. Il était conçu pour accueillir jusqu’à 1 500 prisonniers politiques, qui travaillaient dans les tourbières environnantes. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, le camp fut transformé en Stalag désigné VI B et qui comprenait plusieurs sous-camps.

Les sites du Stalag VI B ont initialement accueilli environ 5 000 prisonniers de guerre polonais. Cependant, la plupart n’y sont restés que brièvement. La majorité a rapidement été transférée à des travaux forcés extérieurs. À la suite des campagnes de l’Ouest, entre 1940 et 1942, le Stalag VI B a reçu environ 10 000 prisonniers français et 1 000 belges. Les quatre installations ont également détenu des prisonniers néerlandais, environ 200 Polonais et 800 prisonniers d’Europe du Sud.

Un autre grand nombre étaient des prisonniers de guerre de l’Armée rouge. Le 1er septembre 1941, plus de 8 500 d’entre eux y étaient enregistrés. Les chiffres indiquent 3 200 au 1er décembre de la même année et seulement 1 340 au 1er avril de l’année suivante. La forte diminution du nombre de détenus, outre les transferts vers d’autres lieux, s’explique probablement par un taux de mortalité élevé dû à la pénurie d’approvisionnement. En raison de la diabolisation raciste des Soviétiques par les nazis, ces derniers subirent les traitements les plus inhumains et une alimentation totalement insuffisante.

Après l’armistice signé par l’Italie avec les Alliés en août 1943, des militaires italiens internés arrivèrent au camp de Versen à partir de septembre 1943. Bénéficiant du statut d’internés, ils n’étaient plus soumis aux lois de la guerre. Eux aussi furent traités et soignés de manière déplorable par les nationaux-socialistes.

En novembre 1944, le camp de concentration de Neuengamme établit un sous-camp à Versen. Ce sous-camp abritait principalement des résistants danois contraints au travail forcé. Leur tâche consistait à réaliser des travaux de tranchées sur la ligne de défense « Friesenwall » (une partie du mur de l’Atlantique entre les Pays-Bas et le Danemark), notamment le creusement de fossés antichars et la construction de fortifications. Les conditions de vie et de travail extrêmement difficiles dans ce sous-camp entraînèrent de nombreux décès, particulièrement durant l’hiver.

Fin mars 1945, les sous-camps furent dissous. Les prisonniers encore aptes au travail furent alors transférés vers l’est par voie ferrée et, dans certaines zones, à pied. Ils furent d’abord conduits à Cloppenburg, puis, via le sous-camp de Farge, au camp de concentration de Sandbostel en Basse-Saxe au nord-ouest de l’Allemagne.

Le Stalag VI F

Le Stalag VI F a existé de 1939 à 1944 tout d’abord à Bocholt près de la frontière hollandaise puis de décembre 1944 à début 1945 à Münster dans la Rhénanie du Nord-Westphalie.

En 1935, un camp fut construit sur le site actuel de la forêt de Bocholt Hilfswerk East Rally afin d’accueillir plus de 1000 nazis Autrichiens ayant fui leur pays par suite du coup d’Etat manqué du 25 juillet 1934 et l’assassinat du chancelier Engelbert Dollfuss (Cette tentative de coup d’Etat avait été préparée et réalisée pour soutenir le NSDAP en Allemagne).

 En 1939, le Service du travail du Reich (RAD) utilise le camp pour loger entre 2 000 et 3 000 travailleurs. En septembre 1939, il devient un camp de prisonniers de guerre et prend le nom de Stalag VI F.

En novembre 1939, les premiers prisonniers arrivèrent. Il y avait entre autres des Polonais et des Français, puis à partir de novembre 1941, 800 prisonniers Russes bientôt suivi de milliers. Sur la durée de la guerre, on recensera des prisonniers de 10 nationalités différentes. Ce sont les Russes qui ont subi le régime le plus dur et leur mortalité fut très importante.

Le nombre de prisonniers a beaucoup varié au cours de la guerre en fonction des transferts, des libérations, des décès et des échanges avec d’autres camps (plus de 20 000 en juin 1943, environ 10 000 en décembre 1944).

La plupart des prisonniers furent employés comme main d’ouvre dans la région environnante et dans la région de la Ruhr. Comme dans beaucoup d’autres Camps, la mortalité y est élevée surtout en 1941-1942.

La bataille d’Arnhem qui s’est déroulée du 17 au 26 septembre 1944 dans les villes néerlandaises d’Arnhem, Oosterbeek, Wolfheze et  Driel, le front devient trop proche et le camp est alors évacué vers Munster

La camp est libéré le 30 mars 1945 par l’armée britannique.

Le Stalag VI H

Le Stalag VI-H à Arnoldsweiler se trouvait près de Düren, sur la Roer.Il  a été construit à partir du 29 mars 1940. Il comptait 30 baraques. Avec le Stalag VI-G à Bonn, il s’agissait du plus grand Stammarbeitslager (camp de travail de base) en Rhénanie.

Lorsqu’il était situé à Arnoldsweiler, le Stalag VI H détenait des prisonniers de guerre polonais, français, britanniques, belges et serbes. Le 1er septembre 1941, le camp comptait 7 876 prisonniers : 6 326 Français, 972 Polonais et 578 Serbes.  Ces personnes devaient effectuer des travaux forcés dans des conditions souvent très cruelles dans des entreprises et des usines de la région de Düren et dans l’agriculture, car de nombreux hommes allemands combattaient en tant que soldats pendant la Seconde Guerre mondiale. 

En octobre 1940, près de 10 000 prisonniers, en grande majorité français, travaillaient dans ces corvées, tandis que seulement 582 prisonniers français et 181 prisonniers polonais occupaient le camp lui-même. La nourriture et les soins médicaux étaient extrêmement pauvres.

A la fin 1941, tous les prisonniers furent rattachés au Stalag VI G à la suite de la décision allemande de déployer le stalagg VI H  en Bielorussie occupée pour les seuls prisonniers de guerre soviétiques.

Stalag VII A

Le Stalag VII-A (Kriegsgefangenen-Mannschafts-Stammlager VII-A) était le plus grand camp de prisonniers de guerre d’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Situé au nord de Moosburg, en Bavière du Sud, il couvrait une superficie de 35 hectares. Il servait également de camp de transit pour les prisonniers, y compris les officiers, avant leur transfert vers d’autres camps. Durant la guerre, des prisonniers de toutes les nations combattant l’Allemagne y ont transité. À sa libération, le 29 avril 1945, le camp principal comptait 76 248 prisonniers, tandis que les Arbeitskommandos (commissions de travail) en comptaient plus de 40 000, affectés aux usines, à la réparation des voies ferrées ou aux exploitations agricoles.

Le camp fut ouvert en septembre 1939 et conçu pour accueillir jusqu’à 10 000 prisonniers polonais suite à l’invasion allemande de la Pologne en 1939. Les premiers prisonniers arrivèrent alors que les baraquements en bois étaient en construction et vécurent sous des tentes pendant plusieurs semaines.

Des soldats britanniques, français, belges et néerlandais, faits prisonniers lors de la bataille de France, commencèrent à arriver en mai 1940. Nombre d’entre eux furent transférés dans d’autres camps, mais près de 40 000 Français restèrent au Stalag VII-A pendant toute la durée de la guerre.

Des prisonniers britanniques, grecs et yougoslaves arrivèrent de la campagne des Balkans en mai et juin 1941. Quelques mois plus tard, des prisonniers soviétiques, principalement des officiers, commencèrent à arriver. À la fin de la guerre, le camp comptait 27 généraux soviétiques.

D’autres prisonniers britanniques du Commonwealth et polonais arrivèrent de la campagne d’Afrique du Nord et de l’offensive contre les îles italiennes de la Méditerranée. Ils furent transférés des camps de prisonniers italiens après l’armistice de septembre 1943, parmi lesquels de nombreux évadés à cette époque et repris. Des soldats italiens furent également faits prisonniers.

Les premiers Américains arrivèrent après la campagne de Tunisie en décembre 1942 et la campagne d’Italie en 1943. Un grand nombre d’Américains furent capturés lors de la bataille des Ardennes en décembre 1944.

Parmi les derniers arrivants figuraient des officiers du Stalag Luft III qui avaient été contraints de marcher de force depuis Sagan en Silésie (aujourd’hui Żagań), en Pologne.[6] Ils arrivèrent le 2 février 1945. Ils furent suivis par d’autres prisonniers conduits de force depuis d’autres camps menacés par l’avancée soviétique, notamment des officiers américains qui avaient été conduits de l’Oflag 64 à Szubin, via l’Oflag XIII-B, sous les ordres de leur officier supérieur, le lieutenant-colonel Paul Goode.

Pendant les cinq ans et demi que dura le camp, environ 1 000 prisonniers moururent, dont plus de 800 Soviétiques. Ils furent enterrés dans un cimetière à Oberreit, au sud de Moosburg. La plupart moururent de maladie, d’autres de blessures subies au travail.

Le Stalag VII-A a été libéré le 29 avril 1945 par le Combat Command A de la 14e division blindée américaine. Il y avait alors plus de 130 000 prisonniers.

Stalag VIII A 

Le Stalag VIII-A était situé juste au sud de la ville de Görlitz, en Basse-Silésie, à l’est de la rivière Neisse, sur un emplacement qui correspond aujourd’hui à celui de la ville polonaise de Zgorzelec. Initialement établi comme camp des Jeunesses hitlériennes (Hitler Jugend), il fut transformé en septembre 1939 pour accueillir des prisonniers. Le camp couvrait environ 30 hectares.

Le 23 septembre 1939, des prisonniers de guerre polonais, déportés vers l’ouest en Allemagne ou envoyés dans des camps de travail forcé voisins, furent internés dans ce camp. Le camp servit également de camp de transit pour les civils polonais, notamment des femmes, ainsi que pour les militants et les intellectuels de Silésie, de Grande-Pologne et de Poméranie, arrêtés lors de l’Intelligenzaktion et déportés vers les camps de concentration nazis en Allemagne. On y trouvait également des Tchèques, des Lituaniens, des Biélorusses et des Juifs.. Environ 3 000 personnes y étaient détenues, tandis que 7 000 furent envoyées dans des camps de travail forcé de la région. Il s’agissait du premier camp de prisonniers de guerre du district militaire VIII de Breslau (Wrocław). Les mauvaises conditions sanitaires entraînèrent de fréquentes épidémies dans le camp.

En juin 1940, la plupart des Polonais furent transférés dans d’autres camps et remplacés par des soldats belges et français faits prisonniers lors de la bataille de France. Faute d’infrastructures, les Français (parmi eux le célèbre compositeur Olivier Messiaen).et les Belges furent détenus sous des tentes à la mi-1940. À un moment donné, plus de 30 000 personnes étaient entassées dans des installations conçues pour 15 000. En 1941, un camp séparé fut créé pour accueillir les prisonniers soviétiques. Plus de 1 500 Juifs furent déportés du camp vers Lublin, en Pologne occupée par les Allemands, en 1941, et les derniers Polonais furent déportés en 1942. En 1943, 2 500 soldats du Commonwealth britannique arrivèrent des combats d’Italie, parmi lesquels des ressortissants des îles Britanniques, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud. Plus tard dans la même année, plus de 6 000 soldats italiens arrivèrent d’Albanie. En septembre 1944, le Stalag VIII A enregistra un nombre record de 47 328 prisonniers. Les Français étaient majoritaires, suivis des Russes, des Italiens, des Belges, des Britanniques et des Yougoslaves.

Le 14 février 1945, les Américains et les Britanniques furent évacués du camp vers l’ouest en prévision de l’offensive soviétique en Allemagne.[11] L’évacuation se déroula progressivement jusqu’en mai 1945. Elle se fit à pied, tous les moyens de transport servant de relais pour les besoins militaires. La Longue Marche fit d’autres victimes. Certains prisonniers furent emmenés en Bavière, d’autres en Thuringe, où ils furent libérés par les Alliés. La dernière évacuation du camp eut lieu le 7 mai 1945, lorsque l’armée soviétique libéra les prisonniers.

Stalag VIII C

Le Stalag VIII-C était un camp de 48ha situé à Sagan, en Silésie, à 150 Km nord-ouest de Breslau. Il était adjacent au tristement célèbre Stalag Luft III. Il fut construit en septembre 1939 pour accueillir plusieurs milliers de prisonniers polonais après l’offensive de septembre 1939.

En complète infraction avec la Troisième Convention de Genève, la plupart d’entre eux furent en juin 1940 privés de leur statut de prisonniers de guerre et transférés dans des camps de travail.

Des soldats français et belges, faits prisonniers pendant la Bataille de France, prirent leur place, beaucoup d’entre eux venant d’Algérie, du Maroc, du Sénégal et Madagascar.

En 1941, l’on comptait 45 000 prisonniers français.  De nouveaux prisonnier arrivèrent après la Campagne des Balkans, pour la plupart britanniques, canadiens, grecs et yougoslaves. Ils furent suivis par des prisonniers soviétiques capturés lors de l’Opération Barbarossa. En fin 1941, près de 50 000 prisonniers s’entassaient dans un espace conçu pour le tiers de ce nombre. Les conditions étaient épouvantables, la famine, les épidémies et les mauvais traitements prélevèrent un lourd tribut en vies humaines.  Les prisonniers étaient répartis dans leur grande majorité au sein de kommandos de travail, que ce soit agricole, industriel, forestier, travaux urbains, etc.

Au début de février 1945, beaucoup de prisonniers, surtout de Grande-Bretagne et du Commonwealth, furent acheminés vers l’ouest devant l’offensive soviétique. Le commandement du camp allemand détruisit tous les documents et toutes les preuves des crimes commis. Le 14 février l’Armée rouge entra dans le camp qu’elle utilisa par la suite pour y mettre des prisonniers allemands.

Stalag IX A Ziegenhain

Le Stalag IXA Ziegenhain était le plus grand camp sur le territoire de l’actuel Land de la Hesse. Il se trouvait au sud-ouest de la ville de Kassel, et au nord-est de la ville de Wiesbaden Jusqu’en 1945, on y a interné des prisonniers de différentes nations. D’abord des Polonais et des Français, parmi eux le futur Président de la République Francaise, Francois Mitterand, qui avait fondé pendant sa captivité un journal bi-mensuel « L’Ephémère » ». Il y avait aussi des Néerlandais, des Belges, des Britanniques des Serbes, des Italiens et des Américains. Plusieurs milliers de prisonniers de guerre soviétiques qui sont arrivés dès novembre 1941 y étaient maintenus en captivité dans des conditions inhumaines, séparés des autres prisonniers. La plupart des prisonniers de guerre ont fait des travaux forcés dans l’agriculture et dans l’industrie, mais en dehors du camp dans des commandos de travail.

Le camp a été libéré le 30 mars 1945.

Stalag IX B

Le Stalag IX-B (également connu sous le nom de Bad Orb-Wegscheide) était situé au sud-est de la ville de Bad Orb, en Hesse, sur la colline de Wegscheideküppel. Ce camp faisait initialement partie d’une zone d’entraînement militaire établie avant la Première Guerre mondiale par l’armée prussienne. En novembre 1939, le camp devint le « Stalag IX-B », accueillant des prisonniers de guerre originaires d’au moins huit pays : France, Union soviétique, Italie, Grande-Bretagne, Belgique, Serbie, Slovaquie et États-Unis. Le nombre de prisonniers atteignit son maximum en septembre 1944, avec 25 640 détenus (12 537 Français, 11 Britanniques, 704 Serbes et Slovaques, 8 448 Soviétiques et 3 941 Italiens). À ce moment-là, le camp était en situation de surpopulation extrême.  Un nombre indéterminé d’entre eux périrent.

Les détenus étaient employés comme travailleurs forcés dans l’agriculture, la sylviculture et l’industrie à Gelnhausen, Wächtersbach, Hanau, Offenbach et Francfort. Les prisonniers soviétiques ne bénéficiaient d’aucun abri, recevaient une nourriture moins abondante et de moins bonne qualité que les autres prisonniers et étaient contraints aux travaux forcés, comme l’extraction de pierres. Un cimetière militaire situé près du camp abrite les dépouilles d’au moins 1 430 prisonniers de guerre soviétiques, qui subirent des traitements bien plus durs que les soldats d’autres nations.

Le Stalag IX-B fut également le théâtre d’une ségrégation et d’une déportation de soldats juifs américains qui, une fois identifiés, furent, en violation du droit international, transférés au camp de concentration de Berga situé dans la banlieue de Schlieben où ilsétaient réduits à l’état d’esclavage par les nazis. Obligés de travailler sans relâche, la plupart d’entre eux mouraient d’épuisement.

Le 2 avril 1945, les troupes américaines perçèrent les lignes allemandes et progressèrent vers le nord sur plus de 60 km à travers le territoire ennemi jusqu’à Bad Orb, libérant ainsi le Stalag IX-B.

Le Stalag XI A

Le Stalag XI A d’Altengrabau en Allemagne était un camp militaire qui fut transformé au début de la guerre en camp de prisonniers. Altengrabau se trouvait à Dornitz, près de Magdeburg, en Saxe, à 90 km de Berlin. Il appartenait à la région militaire d’Hanovre. Le camp était très grand et les prisonniers vivaient regroupés en communautés de régions et de pays.

En 1939, le camp se composait de 15 grands bâtiments à étages, de 35 baraques maçonnées, 25 baraques en bois et 25 écuries. Pendant la guerre, les prisonniers durent encore l’agrandir. Les écuries et autres hébergements d’urgence furent en particulier réservés aux prisonniers soviétiques.

En septembre 1939, les premiers prisonniers polonais arrivent, puis en mai des Français, des Belges et des Hollandais. En mai 1941, c’est au tour des Serbes, des Croates et des premiers Anglais, puis, au printemps 1941, les premiers prisonniers de l’Armée Rouge. Ceux-ci sont placés à l’écart du camp principal et leurs cadres sont exécutés à l’extérieur du camp sur ordre spécial de l’Armée

Pendant l’année 1942, on compta environ 49 500 hommes au Stalag XI-A. A la suite de la capitulation de leur pays, des prisonniers italiens arrivent au camp au printemps 1943. Au total, des prisonniers de treize pays seront passés par le Stalag XI-A.

Avec une moyenne de quelque 55 000 hommes, le Stalag XI-A fait partie des grands camps de l’Allemagne centrale et du nord (Au 1er janvier 1945, se trouvaient au Stalag 62 300 prisonniers provenant de plus de dix pays).  80 % des prisonniers étaient répartis dans des camps extérieurs appelés Kommandos, pour travailler notamment dans l’industrie de l’armement et l’agriculture. On a compté jusqu’à environ 1 700 Kommandos.

La faim et les conditions de vie malsaines ont provoqué plusieurs épidémies dont ont été victimes de nombreux prisonniers. Début mai 1945 le camp est libéré par les troupes alliées.

Stalag XI B

Le camp fut construit en 1937 pour loger les ouvriers qui construisaient les baraquements du Westlager (« camp occidental ») voisin, situé sur le Truppenübungsplatz Bergen (« zone d’entraînement militaire de Bergen »). En septembre 1939, les baraquements furent clôturés et désignés Stalag XI-B. Les premiers prisonniers arrivés furent des Polonais à la fin de 1939, suivis par des Français et des Belges l’année suivante. Fin 1940, environ 40 000 prisonniers de guerre y étaient enregistrés, mais seuls 2 500 environ étaient logés au camp, la plupart étant affectés à différents Arbeitskommando (« équipes de travail ») de la région. À proximité se trouvaient les baraquements du Landesschützen-Bataillon 461 (« bataillon de défense locale 461 »), chargé de la garde du camp. Cette unité de l’armée était composée d’hommes jugés trop âgés ou inaptes au service en première ligne, et était généralement employée pour des tâches de garde et de garnison.

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, les Allemands évacuèrent les prisonniers de guerre canadiens du camp de prisonniers de guerre Stalag II-D de Stargard vers le Stalag XI-B.

Stalag XII E

Le 9 décembre 1940, la Wehrmacht établit le Stalag XII E à Metz, dans le district de défense XII (Wehrkreis) (carte 4d), à la suite de la réorganisation du Frontstalag 212. Dans un premier temps, il resta déployé à Metz.

Le Stalag XII E était composé de nombreux sous-camps: Fort Goeben (Fort de Queuleu) , Fort Manteuffel (Fort de Saint-Julien), camp principal ; sous-camps de Warningen (Vany) et de Mörchingen (Morhange) ; hôpital militaire du camp de Saint-Julien à Metz ; sous-camp de Johannis-Bannberg (Ban Saint-Jean) ; détachements de logement et de travail à Wecklingen, Elsingen et Bidlingen ; détachements de logement et de travail à Fentsch et Grosshettingen ; sous-camp de Saarburg (logements pour le personnel des hôpitaux militaires hors zone de combat et camp de regroupement pour les évadés repris) ; sous-camp de Saargemünd (Sarreguemines).

Le Stalag était un camp de taille moyenne pouvant accueillir jusqu’à environ 10 000 prisonniers de guerre. Du début à la fin, la plupart des prisonniers étaient français, suivis par les Serbes durant les derniers mois. On y trouvait également un petit nombre de prisonniers polonais et belges (moins de 70). Les prisonniers étaient des sous-officiers et des soldats. En raison de la reprise de certains contingents provenant du Frontstalag 212, le Stalag XII E abritait aussi, durant les premières semaines, quelques officiers et civils français (moins de 50).

Environ 70 % des prisonniers de guerre furent affectés à une centaine de détachements de travail. Ils étaient principalement affectés à des travaux agricoles. Une particularité résidait dans le fait que plusieurs détachements assuraient l’entretien de diverses fortifications de la région, vestiges de l’ancienne ligne Maginot (eau, chauffage, électricité, maintenance). Ces détachements étaient généralement composés de soldats français précédemment déployés sur place.

Les rapports de plusieurs visites du Comité International de la Croix-Rouge décrivent en détail les conditions de vie des prisonniers de guerre. Ils sont explicites quant à la piètre qualité de leurs logements (« insalubres et rudimentaires ») et suggèrent que la meilleure solution serait de fermer le camp. Les Allemands décidèrent donc de fermer le camp de Metz et de redéployer le quartier général du Stalag XII E vers l’est.

En janvier 1942, l’état-major du Stalag s’installe à Zambrów, dans le district de Białystok. Le déploiement du Stalag XII E à l’est prit fin après seulement sept mois. Le 4 septembre 1942, l’Office général de l’armée ordonna la fermeture du camp.

Stalag XIII A

Le Stalag XIII A était situé en Bavière, comme tous les Stalags XIII, près des villes de Sulzbach et de Rosenberg.

Ce camp était très vaste, accueillant entre 30 000 et 50 000 prisonniers en décembre 1942. Les détenus étaient de nationalités diverses : français, belges, italiens, polonais, russes et serbes. Nombre d’entre eux travaillaient dans les fermes environnantes.

Stalag XVII A Kaisersteinbruch

Dès septembre 1939, le camp de base des hommes STALAG XVII A est construit à Kaisersteinbruch en Basse-Autriche, à 20 km au sud-est de Vienne. Il s’agit de l’un des premiers camps de la Wehrmacht dans la Marche de l’Est et également de l’un des premiers camps d’internement de tout le territoire du Reich.

En janvier 1941, le camp atteint sa capacité maximale après une courte existence avec un total de 73.583 soldats, 970 officiers et 220 civils. Les années suivantes, le nombre de détenus oscille entre 25.500 et 53.000.

Pendant toute la durée du camp, la majorité des prisonniers est constituée de prisonniers de guerre français, les Yougoslaves et les Serbes constituant le deuxième groupe le plus important à partir de l’été 1941, les Russes à partir de décembre de la même année et les Italiens à l’automne 1943. Les autres nationalités représentées sont les Américains, les Belges, les Hollandais, les Anglais, les Grecs, les Polonais et les Tchèques. La proportion principale de prisonniers de guerre français a alors pour conséquence que les Français participent de manière dominante à la vie du camp grâce à une autogestion autonome, en travaillant dans les ateliers et les bureaux les plus divers.

Lorsque, avec la fin successive de la guerre en 1945, l’Armée rouge est en marche depuis l’est, l’ordre est donné, comme dans tous les camps du XVIIe cercle militaire, d’évacuer les détenus vers l’ouest entre fin mars et début avril, afin de les transférer dans un camp de prisonniers encore difficile à atteindre pour les troupes soviétiques.

Le stalag XVII B Gneixendorf

Le stalag XVII B de Gneixendorf fut construit en septembre 1939 près de la petite ville de Krems, à 70 km au nord-ouest de Vienne en Autriche. Il devint le plus grand camp de prisonniers de guerre de l’Ostmark.

À l’automne 1941, il comptait 64 000 prisonniers de diverses nationalités, auxquels s’ajoutaient 60 000 autres affectés à des travaux forcés dans de nombreux détachements agricoles et forestiers, miniers, industriels (lourds et légers) et du bâtiment.

Les contingents les plus importants étaient composés de Belges et de Français, ainsi que de soldats serbes, italiens, soviétiques et américains. Les Américains faisaient partie des équipages d’avions abattus, logés dans une zone séparée du camp. Comme dans tous les camps de prisonniers nazis, un traitement raciste hiérarchisé était appliqué aux personnes internées. Par exemple, le nombre de décès parmi les détenus soviétiques était bien supérieur à celui des prisonniers français, italiens et américains. Les prisonniers de guerre soviétiques étaient également privés d’aide humanitaire internationale. Plus de 2 000 prisonniers y moururent et furent enterrés dans des fosses communes au cimetière du camp.

Le camp a été libéré par l’Armée Rouge le 9 mai 1945. Les prisonniers ont été, pour la plupart, rapatriés en juin 1945.

Le Stalag XXI-A

Le Stalag XXI-A  était situé à Ostrzeszów, en Pologne occupée par l’Allemagne. Il abritait principalement des prisonniers de guerre polonais, français et britanniques, mais aussi néerlandais, belges et yougoslaves.

Le camp fut établi en septembre 1939, peu après l’invasion de la Pologne qui déclencha la Seconde Guerre mondiale, en tant que camp de transit (Dulag) pour les Polonais. Il occupait plus de 30 bâtiments et lieux à travers la ville. Quelque 22 000 prisonniers de guerre polonais et 12 000 civils polonais y transitèrent. Les conditions de vie dans ce camp surpeuplé étaient déplorables : la nourriture était rare, l’hygiène insalubre et les soins médicaux pratiquement inexistants. De nombreux prisonniers de guerre polonais furent privés de leur statut et envoyés au travail forcé, en violation flagrante des Conventions de Genève.  Les prisonniers de guerre polonais d’origine juive furent déportés dans des camps d’extermination.

A partir de mai 1940, des prisonniers français, marocains, algériens et soudanais français y furent également incarcérés. En août 1940, des prisonniers du Corps expéditionnaire britannique, rescapés de la bataille de Dunkerque, y furent transférés. Des prisonniers néerlandais, belges et polonais y furent également amenés. En décembre 1940, la plupart des prisonniers polonais furent déportés vers d’autres camps.

En août 1940, des prisonniers du Corps expéditionnaire britannique, rescapés de la bataille de Dunkerque, y furent transférés. Des prisonniers néerlandais, belges et polonais y furent également amenés. En décembre 1940, la plupart des prisonniers polonais furent déportés vers d’autres camps.

De 1941 à 1943, les Britanniques constituèrent la majorité des prisonniers détenus. Des Yougoslaves furent emprisonnés dans le camp en 1942.

En 1943, les prisonniers de guerre furent transférés vers d’autres lieux, et le camp fut dissous pour faire place au camp Oflag XXI-C, déplacé depuis Skoki . Ses prisonniers étaient principalement des officiers norvégiens.

Stalag XXI D

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Poznań en Pologne a été le théâtre d’un triste chapitre de l’histoire avec le camp de prisonniers Stalag XXI-D. Créé en 1940 et actif jusqu’en 1945, ce camp de prisonniers de guerre était l’une des quatre principales structures allemandes dans le district militaire XXI, qui comprenait également les camps d’Ostrzeszów (Stalag XXI-A ), Szubin (Stalag XXI-B) et Wolsztyn (Stalag XXI-C).

Parmi les prisonniers enfermés dans les murs du camp se trouvaient des militaires polonais, français, britanniques, belges, néerlandais, serbes, soviétiques et italiens. En octobre 1944, le Stalag XXI-D a atteint sa population maximale de 7 250 détenus.

Les prisonniers travaillaient sur trois sites situés à quelques kilomètres du camp, notamment dans des ateliers de mécanique sous l’autorité du Corps d’artillerie allemand, assurant des services de réparation pour le front russe, ou au comblement des cratères de bombes.

Les prisonniers de guerre ont été transférés avant la prise de la ville par l’Armée rouge lors de la bataille de Poznań en 1945. Le camp a été fermé en février 1945.